EXTRAITS DE PRESSE MISSTRIP


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PRESSE : Interview Open Mag, D-side, chroniques Magic, Elegy, Side-line, Zillo, Sonic seducer...
WEBZINE : Obskure.com, Down-tempo, progressia.net, Zicazic...
RADIO : Interview France bleu LO, Jet FM, Radio G, passage alternantes, radio alpha, la magic box...

 

Webzines :

New Interview Misstrip sur Progressia.net


Cold room : Mars 07
Sibyllin : Dont le sens est obscur, mystérieux, symbolique comme celui des oracles. Tout un programme… Et pourtant, hormis le côté "Madame Soleil old-school", la définition colle plutôt bien à l’atmosphère générale de cette petite merveille stéréophonique. Esthétiquement sombre, la couleur dominante n’en est pour autant pas confinée au noir le plus simpliste. Mystérieux ? Heureusement ! De quoi est-il question au juste... Il est question de rage intime, de fascination maladive du bien-être, de solitude et d’espoir idéalisé. Un ordinaire témoignage sublimé de ce qui fait et défait parfois nos vies, nous donnant matière à l’affrontement ou au recyclage artistique.
Musicalement, nos quatre angevins font preuve d’une stupéfiante maturité, dont la qualité de composition et d’interpretation est la principale constante. Taillée pour le live, la trame sonore allie avec justesse la rigidité rythmique d’une electronica radicale et intelligemment maîtrisée aux accents lourds et rageurs d’un duo basse/guitare résolument rock. Et puis cette voix qui survole la mécanique masculine, figure de proue au lyrisme manifeste, semble osciller entre cri d’alarme et mélopée chargée d’émotions.
"Sibylline" est tout sauf moyen, tiède ou banal. C’est l’album que certains attendaient tandis que d’autres ne l’espérait plus. Une vraie bonne surprise en somme. Et le soin apporté à tout l’univers entourant sa sortie, jusque dans les moindres détails, d’ordre musicaux ou visuels (le clip ajouté en fin de cd en est la preuve flagrante), n’annonce que du bon et du déterminé, face à l’avenir de la jeune formation.
Prikosnovenie a vu juste en signant MISSTRIP et l’on peut dès lors prédire, autant que souhaiter, un succès mérité pour cette séduisante réunion de gens talentueux. Thomas Pitois


Bsiderock.com :
Dec 06
4/5
" …Car, autant le dire tout de suite, ce disque primordial, celui que l’on réclame comme des morts de faim vient de sortir et certains d’entre-vous sont encore là, scotchés au comptoir du Café des Halles avec ses albums calibrés, pré-digérés, reconnus. Guère besoin d’en dire plus. Le résultat saute aux oreilles : douze titres qui revitalisent le côté sombre du trip-hop, résume et synthétise à merveille les années 00. On a le droit à tout : rock (Mothers Of Pearl), ambient façon Low de Bowie (Acalmy), industrielle (Brainwashing), gothique (Insanity), guitares saturées, cassures, voix enchanteresses au profit des ambiances souterraines (Unemotional).
Misstrip est tout simplement ce groupe fulgurant qui place la barre plus haut que ses concurrents avec ce premier album. Une formation venue, issue, surgit du cœur d’Angers. Sibylline est le meilleur album sorti d’Angers depuis Still Hungry (1989) des Thugs. C’est le produit d’une effervescence entre tous les musiciens pas cyniques pour un sou mais qui ont pris pour principe d’exprimer avec force ce mal-être qui les ronge. Juste quatre intellos terrorisés mais branchés sur les meilleurs technocrates musicaux actuels... " Milner

Premonition : Nov 06
Le premier disque autoproduit de Misstrip, sorti en 2004, nous avait impressionnés par sa justesse et sa maîtrise. Le label Prikosnovénie ne s’y est pas trompé et publie aujourd’hui leur premier album intitulé "Sibylline". Parfait mélange de douceur et d’énergie, le disque est une réussite qui mélange electro-rock et réminiscences (influences) heavenly voices. Dès le premier titre, A Ticket to Death, nous sommes stupéfaits par la métamorphose : le groupe français a mûri et s’est débarrassé des envahissants clichés lyriques du mouvement issu des années 90. Leur label, qui s'est aujourd'hui fait le spécialiste de l'heavenly voices en France, offre ainsi une alternative à ses habituelles signatures. Parmi les douze titres, nous retrouvons Unemotional, déjà présent sur leur première démo et que l’on aurait en d’autres temps attribué à Trees Dance. Les influences sont ainsi clairement assumées. Sur des rythmes tour à tour electro-rock et trip-hop, la voix de Virginie se fait caméléon et exprime aussi bien la douceur que la tension, la sensualité que la rage. Il émane de ce disque une attitude et une énergie rock rarement associées à un timbre si clair, capable de tant de mutations. Cette particularité, omniprésente sur toutes les compositions, confère une dualité, et dans le même temps permet au groupe de se constituer un répertoire taillé pour la scène. Bertrand Hamonou

Discordance.fr : Fev.07
"Concentré de mélodies capiteuses et d’énergie entêtante, Misstrip est un groupe dont le nom à lui seul résume tout...
Il y a des jours où les tympans n’en peuvent plus, et où les brouillons braillards irritent plus qu’ils ne défoulent.
Des jours où l’on a envie de simplicité sophistiquée.
Des envies de planer.
Et, pour c’est pour cela, oui,
Que Misstrip porte si bien son nom.
Death, drugs and loops
Chacun de ces mots pourrait caractériser à merveille leur nouvel album.
Mettez ne serait-ce qu’un orteil dans ce monde,
Et vous êtes perdu.
Perdu dans un territoire fait de sonorités étranges et parcouru de voix cristallines...
Sirènes, banshees... en tout cas, dangereuses.
"Come on, take a ticket to death"...
Sombre, Sybilline ? Oui, un peu.
Forcément, avec des textes qui tournent autour de violences congugales et d’abus d’antidépresseurs.
Forcément, avec des sonorités électro trip(hop)antes qui semblent tout droit sorties d’un film de SF glauque.
Forcément, quand l’impression qui conclut l’écoute de l’album est celle d’un serpent qui vient de vous endormir pour mieux vous dévorer.
Un album qui semble taillé pour ces jours de pluie bizarres où le vent fait de drôles de sifflements.
Scary. Mais curieusement confortable, malgré tout.
On pourra leur reprocher leur côté épuré (à lire, le "wiki" de Misstrip sur Last.fm)... J’affirme au contraire que c’est ce qui fait leur force. Des guitares puissantes et une basse ronde & hypnotique, qui se détachent nettement des beats & autres arrangements.
Et, malgré tout, une homogénéité enivrante.
Un son clair, comme un baume pour l’âme - et les oreilles.
La pureté dans une seringue". Viohlaine

Obsküre.com : OCT.06
.:: 2006 :: Prikosnovénie / Anticraft :: Sortie le : 09/10/2006 ::.
>> Style >> electro-cold-rock / trip-hop
Note : 80%

Après un premier EP autoproduit et prometteur, les Français Misstrip débarquent sur un label pour leur premier album. Prikosnovénie a dû se faire une joie de signer pareille formation, tant l’univers évocateur de Misstrip suscite l’admiration.
Mixture hybride entre Rock et Trip-Hop, le fluide sensuel du quartet suggère une approche dénuée de tout a priori, se contentant d’enchaîner des perles de musicalité pop enrobées d’un vernis électro. Guitares compulsives, oppression du beat, la charge opère mais laisse survenir des échappées éclairantes, une respiration salvatrice ("Lilly White"). Les saturations murmurent ou déchirent carrément un espace dominé par d’assez robotiques progressions. Le beat est inlassable sans devenir lourd, programmé pour supporter tous la virevolte et tous changements de cap : textures et nappes, overdrives carrés et voix sensible (Virginie, une inspiration transpirante), tout s’agence avec un grand naturel, comme en apesanteur.
Si la fin de l’album s’oriente vers les directions de l’accalmie ("Unemotional", "Echoes") avant de mettre tout le monde d’accord sur le final du dernier titre ("Insanity"), Misstrip a pris le temps d’explorer auparavant des vagues plus dynamiques : du sidérant et guitaristique "A Ticket to Death" (une mise en perspective d’une souffrance féminine dans l’amour) au catchy "Marvellous Pills" (croisement entre l’acidulation de Curve et la féminité des derniers opus de The Gathering), en passant par le rocky et enthousiasmant "Mothers of Pearl" (doté d’un son de basse saturé et cold expressif), Misstrip met les bouchées doubles, voire triple.
Pour autant, il ne semble y avoir ici aucune intention de jouer l’épate. Misstrip écrit et joue bien, comme si de rien n'était, point barre. Ces choses là, qui paraissent découler d'aisance, sont les plus dures à faire. Et cette musique est forte et jeune, elle parfait ses atours et tient de trop belles promesses pour qu’on ne l'attende pas au virage.
Nous y serons, dans ce virage, et nous lèverons le pouce. Impossible de rater le prochain voyage, impensable de rater la mutation Electro-Rock. Ces gens là ont décidément une sacrée conduite, et sa ligne pourrait bien, in fine, nous mener vers de nouvelles terres.

Guts of Darkness : janvier 06
Impossible d'écouter d'une oreille distraite le premier album de Misstrip. Les angevins confirment la volonté de diversification du label Prikosnovénie, sans que cela se fasse au détriment de leur recherche permanente pour des musiques "sensibles" aptes à stimuler l'imaginaire. C'est peut-être une nouvelle ère qui s'ouvre en effet tant la musique gravée sur "Sibylline" apparaît comme un tremplin idéal pour un rayonnement international. Commercial, le terme est lâché, mais il ne faut pas y voir quoi que ce soit de péjoratif... Commercial dans le sens où nous sommes loin ici des chansons à tendance folk ou gothique qui ont pendant longtemps représenté la marque de fabrique du label. Mais qui ont fini par l'isoler également, devenant au fil du temps un gage de qualité pour une communauté qui ne conçoit pas de vivre ailleurs que dans l'ombre. On n'échappera pas pour autant à certaines caractéristiques propores au genre ; un chant féminin, des ambiances prenantes et brumeuses, un rendu pour le moins glacé. C'est que Misstrip envisage son art à travers le filtre du trip hop, un courant du musical qui, je le pensais, s'était depuis longtemps dissolu dans des tas d'autres déclinaisons. Le groupe cite à juste titre Sneaker Pimps comme point de référence, mais alors cela doit être celui de leur tout premier disque, "Becoming X". Se contenter de cela pour décrire la musique de Misstrip ne suffit pas. Ses beats électroniques pesants et menaçants, sa guitare saturée qui jauge avec clairvoyance l'utilité de son intervention, ses nappes angoissantes tantôt travaillée via synthétiseur, tantôt à renfort de violon et violoncelle (la plage titre) l'inscrivent dans une intersection à définir où se croiseraient, pêle-mêle, Archive, The Gathering, Goldfrapp, Depeche Mode, Portishead, Interlock, Curve ou même Björk... Y a de quoi faire.

NEXTLINE.MA : Dec 06
Note : 9/10
Originaires d’Angers (France), les 4 membres du groupe ont débuté leur aventure musicale au milieu des années 90 et, depuis septembre 2001, joue sous le nom de MISSTRIP. Outre de nombreux concerts partagés avec le meilleur de la scène hexagonale actuelle ( La Phaze, Idem, UHT, High Tone, Ezekiel, Kwal … ) et plusieurs apparitions remarquées lors de festivals dans l’ouest du pays, la jeune formation réussira à proposer dès 2004 une demo 4 titres auto-produite, éponymement intitulée MISSTRIP, dont la qualité musicale, associée à une déjà grandissante réputation de « super groupe live », va largement participer à établir l’avènement de leur (très) attendu premier album.
C’est à l’équipe de Prikosnovenie que revient la chance de distribuer en avant-première, dès septembre 2006 ( distribution bientôt suivie dans toute la France selon le cheminement habituel ) le premier opus des 4 angevins : Sibylline.
Alors qu’en est-il ?
Et bien malgré une très légère perte d’impact sonore, en comparaison au potentiel live du groupe, il faut admettre que nous tenons là un objet tout à fait inédit et probablement même précurseur (l’avenir nous le dira..). Le mélange Electronica et Rock est pourtant tout sauf novateur, mais là où MISSTRIP excelle, c’est dans son approche totalement assumé du genre. On y découvre une touche personnelle récurrente et déjà identifiable, servie par une production-mastering impeccable et un travail de composition intelligent qui insuffle le relief et la puissance du Rock dès que cela est nécessaire. Côté Electro, on découvre un univers glacé mais vivant, enveloppant parfois les instruments acoustiques comme un tissage polymorphe, successivement doux puis dur.
Si il faut dégager de l’ensemble quelques moments forts, on citera « A Ticket To Death », le morceau d’ouverture qui à lui seul remet les pendules à l’heure. Ici, c’est le ton qui monte au fil des minutes pour exploser sur un final libérateur où les 4 musiciens frappent comme un seul homme. Et même si la voix de Virginie reste gracieuse et mesurée, on se rend vite compte que la rage n’est pas toujours dans la forme ; « Marvellous Pills » nerveux et hystérique ; « Mothers-Of-Pearl » irrésistible par son approche pop-rock et son groove soutenu ; Le sublime « Sibylline » rencontre improbable entre un lyrisme décharné violon/voix et l’atmosphère déshumanisé d’une electronica acérée ; le vindicatif « Brainwashing » aux guitares saturées et métalliques ; « Unemotional » downtempo-rock strié du chant envoûtant de Virginie ; ou « Insanity » lourd et bouillonnant.
Ajoutez à cela le clip très réussi de « A Ticket To Death » en bonus vidéo et vous obtiendrez un des tous meilleurs albums de cette fin d’année.
Curieusement, lorsque l’écoute s’achève, on ne peut s’empêcher de songer à l’avenir de MISSTRIP. On aimerait en connaître les grandes lignes et profiter sans attendre du remarquable potentiel, que l’on pressent énorme, de ce groupe en tous points séduisant. Thomas Pitois

MZ WEBZINE : Dec 06
Misstrip "Sybilline"
Du trip-hop, ressortent souvent les mêmes vélléités ensorcelleuses qui viennent se calquer dans un long processus homogène. Difficile donc de sortir son épingle du jeu tant tout semble avoir déjà été fait dans ce domaine. Attention cependant au jugement trop hâtif car les angevins de Miss Trip, quant à eux ont jugé prudent de ne pas trop étoffer leur son avec l'électro ce qui leur permet de sortir honorablement du lot. Les instruments guitare-batterie sont donc bien présents avec des relances dignes d'un bon rock-métal. S'approchant (seulement) du gothique avec forcément tout ce que l'on compte de mystique, on y retrouve la froideur du rock-ambiant des 80's conjuguée à une fourmillière de petits sons électros qui demandent plusieurs écoutes afin d'être bien cernés. Comme à l'accoutumée dans de ce genre musical un chant féminin planant vient ensorceller le tout, Virginie se faisant alors narratrice d'une fable. Mais attention la douce voix enjôleuse mystifie cet univers angoissant aussi pesant que les deux premiers albums de Korn, les cris et autres pleurs en moins. Ossature rock à généalogie variable, electro-cadencé, mystico-dramatique, une basse lourde qui s'affirme comme le tonnerre et une guitare lâchant des vrombissements se croisent avec des sons electroniques faits aussi bien de samples vertigineux ("exhibition room") que de samples modulés comme un orgue ("inside and beyond"). Leur insubordination à ces quatre-là est donc de promener l'auditeur dans un rêve prompt à se confondre avec les flammes de l'enfer ("marvellous pills") aux côtés de démons enfantins. Sombre comme un long soupir désespéré, une complainte amère et robotisée qui lorgne vers le trip-hop afin de mieux se cadencer avec l'énergie du rock. Blasphème, anathème ou simple conte gothique, il est certain que le trouble s'installe fluctuant sans limite avec l'inconcient et l'imaginaire. La guitare souvent salvatrice brise une sorte de léthargie et apporte une sombrissime brutalité ("Unemotional"). Tous les poncifs de la monotonie sont donc évités, l'atmosphère tendant vers la lourdeur sans jamais être ennuyeuse. Ce qui semble avoir été comme un long travail de composition tourne bien à leur avantage. L'astuce? Avoir su prendre du recul par rapport à une charnière électro afin que chaque instrument (chant y compris) puissent se démarquer et trouver son analogie qui lui est propre. Miss Trip ou Miss Tic, entre les deux le coeur balance, une chose est sûre pourtant, leur hégémonie se dresse comme un étandard. Sybilline est donc une bien belle découverte, un univers intrigant, désespérément obscur relatif aux noirs desseins d'un conte cruel. Nos quatre angevins signent là un album emprunt de maturité et de qualité, à classer aux côtés de Elysian Fields ou encore The Gathering.
A noter la partie bonus-vidéo réalisée avec maestria par Rémi Gente qui a su percevoir dans la pénombre de Miss Trip l'élégance qui lui sied à merveille. On espérerait presque une plus large collaboration entre les deux partis; l'appel est lancé...

Thefrenchtouch.org : Nov.06
Dans l'antiquité les Sybilles prédisaient l'avenir, des prêtresses souvent hermaphrodites. Un mot plutôt mystique dont le groupe Misstrip tire le titre de son premier album, Sibylline. Un album en proie à une violence électrique, qui pratique un électro rock puissant, quelque part dans les chemins tracés par Archive, Goldfrapp et Lamb. Entre envolées aériennes et moments de tension provoqués par la force des guitares saturées, la voix de Virginie prend toute son ampleur, envoûtante et rageuse, elle se pose avec justesse sur l'accompagnement fait de rythmiques électroniques et d'accords explosifs.
Leur univers laisse penser à celui créé par le duo OMR, la même rage éclectro rock, mais Misstrip bascule beaucoup plus dans le trip-hop halluciné (et hallucinant), avec de nombreuses bases mélodiques répétitives comme c'est le cas sur "Marvellous pills". Des envolées magiques comme "Lilly white", où la voix se fait aigüe et charmeuse, tranchent avec des mompents plus sombres comme "Inside and beyond". Misstrip développe de grands labyrinthes où il fait froid, où les émotions rebondissent grâce à l'électro, où la lumière apparait par la voix, et s'assombrit par le martèlement de la basse.
Au final un premier album largement prometteur, à découvrir également sur scène pour un moment électro rock puissant.
(lundi 13 novembre 2006).

Focus groupe sur staya.net

PAPERCUT WEBZINE :
4/5
C’est peu dire qu’on l’aura attendu cet album de Misstrip ! On s’était presque faits une raison en se consolant inlassablement avec les trois titres de la pré-prod. Et trois titres, c’est forcément un peu court. Et nous avons vu notre attente finalement récomposée avec ce ‘Sybilline’ orné de son digipak blanc au design très épuré.
L’album démarre sur le titre imparable ‘A Ticket To Death’ (inclus également dans la partie multimédia sous la forme de clip splendide), à la fois envoutant planant et résolument rock, le final du morceau dévoile une influence lorgnant du côté d’Archive, mais cela ne sera pas le seul nom qui viendra en temps. Au fil de l’album, on pensera de temps à autre à Crustation, Alpha et Portihead pour n’en citer que quelques uns.
Les titres s’enchainent ensuite comme des perles dans une première partie d’album littéralement tubesque. ‘Marvellous Pills’, ‘Mothers Of Pearl’, ‘Lilly White’, ‘Inside And Beyond’ font partie de ces pépites imparables.
La seconde partie du premier album des angevins dévoilera la face la plus sensible et la plus à fleur de peau du groupe, mais aussi son côté le plus sombre. Si Misstrip calme un peu le jeu en deuxième partie c’est pour mieux nous envouter dans un maelström de sensations diverses. Des relans gothiques du titre éponyme, à l’indus à peine dissimulé de ‘Brainwashing’ sans oublier la sensualité et la détresse de ‘Echoes’, le groupe sait varier les plaisirs pour aboutir au final sur un album très convaincant.
Misstrip a réussi le pari d’accoucher d’un album cohérent et passionnant avec son propre univers et son identité. Le mot talent a toute sa place ici. [Eric H.]

PROGRESSIA.NET : OCT.06
Jeune groupe angevin, Misstrip avait publié en 2004 un premier maxi autoproduit prometteur. Celui-ci a dû atteindre quelques oreilles avisées, puisque le groupe se trouve désormais signé chez l’excellent label nantais Prikosnovénie, habituellement spécialisé dans la world-music et les musiques gothiques éthérées. Le label élargit ici son registre : s’il est bien question d’atmosphères chez Misstrip, celles-ci se développent dans un cadre puissant et moderne, entre trip-hop, electro et rock.
Au même titre que The Gathering, Misstrip pourrait donc revendiquer l’étiquette de trip rock. Les Angevins ont d’ailleurs un point commun notable avec les Bataves : une chanteuse extrêmement douée et versatile, aussi à l’aise dans les suraiguës aériennes (« Lilly white ») que dans des registres plus agressifs (« Brainwashing »).Toutefois chez Misstrip, la facette trip-hop est beaucoup plus développée, et les éléments électroniques prennent très souvent le dessus sur les instruments rock. L’amateur de rock ouvert d’esprit trouvera toutefois son bonheur, car l’énergie et la puissance sont bien présentes lorsqu’il le faut !
Sibylline surprend également par sa variété et sa richesse. Le panel de styles abordés est très large, et le groupe se permet quelques expérimentations intéressantes. On retiendra notamment le morceau titre, une plage de trip-hop sombre parcourue de cordes et de voix rappelant Lisa Gerrard, d’une force évocatrice impressionnante.
Malgré sa variété, l’album reste d’une grande cohérence. Il est en outre mis en valeur par une excellente production, très propre et fourmillant de détails.
Même si les musiciens de Misstrip ont déjà quelques années d’expérience derrière eux, on ne peut que rester pantois devant un premier album d’une telle qualité et d’une telle maturité. Le quatuor a su savamment y doser rock et electro, énergie et atmosphères. Misstrip a le potentiel pour devenir un grand nom de la scène rock française, et Sibylline est d’ores et déjà l’une des meilleures surprises de la rentrée. Remy

ZICAZIC.COM : OCT.06
MISSTRIP
Ecrit par Fred Delforge jeudi, 14 septembre 2006
Mélangeant avec une certaine fortune une voix féminine et de grosses connotations trip hop, Misstrip est une formation angevine qui porte on ne peut mieux son nom et qui est bien décidée à le faire savoir au public. Un premier maxi autoproduit en 2004 avait eu le mérite de poser des bases solides et c’est après deux ans de patience que Virginie et ses complices nous lâchent une première rondelle au goût sulfureux. Fred aux guitares, Charles à la basse et Arno à la batterie complètent un line up dans lequel chacun touche peu ou prou aux machines et aux synthés et donnent de forts accents puisés entre Portishead et Goldfrapp à une musique qui reste à l’arrivée très personnelle et surtout très originale. Partagé entre bonheur intense et mélancolie latente, le répertoire de ces quatre petits génies n’a pas fini de nous surprendre tant son champ d’action est étendu …
Dérangeant à la première écoute, « Sibylline » laisse pourtant très rapidement échapper des senteurs épicées et des arrières-goûts de reviens-y qui ne laissent que peu de place à la tergiversation et qui poussent irrémédiablement l’auditeur vers une conclusion évidente : cet album est tout bonnement excellent ! On pourrait presque s’en arrêter là tant les morceaux parlent d’eux-mêmes mais ce serait faire l’impasse sur l’évident plaisir d’évoquer des brûlots sombres comme « A Ticket To Death » ou au contraire plus optimistes comme « Lilly White ». Aux frontières de la pop et du rock atmosphérique, Misstrip parvient à trouver le juste équilibre entre douceur et agressivité et nous convie à quelques moments de pur bonheur parmi lesquels on retiendra naturellement « Marvellous Pills » ou bien évidemment le tittle track sur lequel le groupe est rejoint par une improbable section de cordes avec violon, alto et violoncelle. Capable de faire l’unanimité auprès du public dès sa première sortie, Misstrip affiche un énorme potentiel charme et est bien parti pour encore progresser tant on sent qu’il y en a encore un bon paquet en réserve … On n’a donc sans doute pas fini d’entendre leur nom !


MELOZIK : Site Trip-Hop, Downtempo OCT.06
Petite exclu' pour vous parler de Misstrip, ce petit groupe originaire d'Angers qui signe là son premier album sur le label Prikosnovénie après un premier EP 4 titres autoproduit réussi. Et pour un premier essai, on peut dire, sans trop s'avancer, que Misstrip s'en sort d'une manière remarquable, associant les styles proches du Trip Hop accentué de bon vieux rock qui vient parfaire la mélodie somptueuse et enivrante qui coule le long des 12 titres de Sybilline.
Au-delà des arrangements survoltés du premier morceau (Ticket To Death), sans conteste le meilleur de ce très bon opus, Misstrip nous montre qu'en deux ans ils ont su acquérir l'expérience nécessaire à la confection d'un album complet, plein de charme se baladant d'Electro en douce mélancolie, tout en conservant ce petit côté des compositions qui rappel Sneaker Pimps et les beaux jours d'Archive.
Une petite note spéciale pour la superbe voix du groupe qui vous rappellera sans doute celle de Within Temptation et qui vous charmera certainement.
Sybilline sortira dans toute la France le 9 octobre, à ne pas manquer.
En écoute dans la radio.blog, Inside and beyond un titre que j'apprécie particulièrement pour la mise en valeur de la jolie voix aérienne de Misstrip.
Infos Site: http://www.misstrip.fr/


RAM DAM ‘Guide de la musique’: OCT.06
[Chronique] Misstrip - "Sybilline"
Magistral ! Pour un premier essai, Misstrip frappe fort et bien. Déjà que l'EP de 4 titres avait mis l'eau à la bouche de tous les amateurs de rock atmosphérique, cet album leur assène un fameux coup de poing. Envoûtant, musicalement parfait et vocalement magnifique, Sybilline n'est ni plus ni moins qu'un chef d'oeuvre dans son genre.
L'ouverture s'effectue avec le formidable A Ticket To Death, assurément le meilleur morceau de cette galette. Avec une voix de diva qui n'est pas sans rappeler celle de Sharon den Adel (Within Temptation), la chanteuse de Misstrip survole les chansons et leur donne une dimension impressionnante. A tel point que parfois la musique en devient presque gênante et qu'on voudrait pouvoir n'écouter que cette magnifique voix.
Musicalement c'est parfait. Misstrip s'attaque à plusieurs genres et s'en sort chaque fois avec les honneurs. Electro (Brainwashing), ballade mélancolique (Unemotional) ou encore rock gracieux et aérien façon ERA (Sybilline). C'est un enchantement pour les oreilles, jamais on n'a l'impression d'entendre deux fois le même morceau. Et c'est la grande force de l'album. Les titres s'enchaînent parfaitement malgré les différences de style parfois énormes. Les arrangements fouillés sont vraiment très bons et augmentent la portées de ces mélodies sensuelles, pleines d'émotions et à l'accroche inévitable.
Même s'il faut avouer que Misstrip n'innove pas vraiment en s'appuyant sur des styles déjà utilisés par bon nombre de groupes, force est de reconnaître que la formation française à su intégrer ces différents éléments et les mettre au service de leur musique. Recyclage intelligent ? Peut-être. Mais surtout un groupe bourré de talent et dont on attendra avec impatience le prochain opus.
Geoffrey Claustriaux

:Les acteurs de l’ombre : OCT.06
Misstrip Sibylline (2006) - Oeuvre Progressive
Une fois n'est pas coutume, Prikosnovénie a droit à sa chronique dans nos pages. Et, chose rare, l'écurie française ne m'a pour l'instant jamais déçu. Oh je vous vois venir avec vos grands escargots, comment osez-vous m'accuser de chauvinisme primaire ? Certes, Misstrip est originaire d'Angers mais voyez la nationalité des autres groupes.Misstrip joue ce qu'il convient d'appeler du Trip-hop mais aussi une sorte de Pop non-mielleuse et caféinée. La formation ne fait pas partie de ces opportunistes radiophoniques dégoulinant de suavité et de roucoulades sirupeuses qui au bout d'à peine un 'single' se voient accéder à la notoriété. Non-non, ici la qualité de composition n'est ni plus ni moins de qualité. Les refrains tels celui de 'Marvellous Pills', 'Mothers Of Pearl' ou 'Echoes' restent en tête, se sifflotent malgré nous et à la grande joie de notre entourage ne se ressemblent pas.
On pense aux Cranberries des débuts ou encore à l'inévitable Third And The Mortals, Misstrip ne souffre pourtant d'aucune comparaison, ils possèdent réellement un son unique et reconnaissable, une personnalité identifiable, malheureusement rares sont les groupes capables de cela en un album. C'est qu'ils ne sortent pas de nulle part, depuis le milieu des 90s ils tournent et participent à des festivals dans l'Ouest français.
La voix, maintenant, et quelle voix ! Un nombre ahurissant de registres vocaux s'enchaînent et rivalisent de maîtrise. Des chanteuses comme ça, on n'en redemande. De l'extrême sensibilité et fragilité (le minimaliste et aériens 'Acalmy') à la puissance 'White Willowienne' des grandioses 'A Ticket To Death' et 'Unemotional' en faisant un détour par la progressivité de 'Inside Beyond' où organe et organiste se mêlent prodigieusement bien, tout y passe et à merveille.
Nous parlions de la composition, eh bien musicalement rien n'est dû au hasard. L'électronique froide rejoint régulièrement la force des guitares et la grandiloquence fortuite de l'orgue. Pas de fausse note, incohérence et autres maladresses inhérentes au feeling, une incroyable connaissance du sujet fait de l'album 'Sibylline' une oeuvre remarquable et marquante, un formidable antidépresseur.
Le titre éponyme ne mentira guère pour dire le contraire, à mon sens il constitue effectivement la plus planante et personnelle de leurs créations. 'Sybilline' explore le minimalisme, le dépouillement, la douceur et les espaces blancs d'un ciel chargé. Rarement une voix n'a atteint une telle innocence, et répétons-le, une telle fragilité mis à part chez Jack Or Jive bien qu’œuvrant dans un tout autre registre. L'atmosphère quasi-tactile, intimiste nous fait sentir de trop devant les enceintes, un peu comme pour les dernières pièces pour piano de Brahms...Emouvant, triste, doux et mélancolique, aérien et intimiste, la puissance tout court et émotionnelle que dégage 'Sibylline' atteint son paroxysme avec 'Insanity', un morceau au texte soigné et touchant. Voilà l'expression, Misstrip est touchant. Cette entité réussie un coup de maître en l'espace d'un album et d'une démo, elle se place aisément aux côtés des grands noms que la renommée précède : Cranberries, White Willow, 3rd And The Mortals. Un album impressionnant de bout en bout : textes biens sentis, artwork étrange et durée plus que correcte de 45 minutes pour 12 titres uniques. Rien à jeter, tout à posséder.
Post Scriptum : vous trouverez un joli bonus vidéo... Mais chut, vous dites pas que je l'ait dis.

 

Antithetik : OCT 06
Après une démo parue en 2004 et de nombreux concerts dans l'hexagone, Misstrip, quatuor originaire d'Angers, sort enfin son premier album "Sibylline". L'univers du groupe se fond dans une pop rock à la fois énergique et atmosphérique où les voies de l'éclectisme sont de rigueur. En mélangeant l'electro à ses guitares rageuses, le trip hop de Misstrip se fait particulièrement envoûtant dans ses rythmes mais également dans l'émotion que peut dégager la voix de Virginie, l'atout majeur de la formation. Ainsi, la musique du groupe peut revêtir différents aspects mais le plus souvent les apparences sont sombres et inquiétantes à l'image des thèmes abordés (la solitude, le malaise de la société, le problème des femmes battues...). C'est donc au sein d'une grisaille ambiante que se dévoilent les douze titres, mais loin de nous faire sombrer dans la déprime, ces compos accrochent immédiatement l'oreille par d'évidentes qualités mélodiques. Superbement produit et merveilleusement bien mis en scène par des arrangements finement travaillés, "Sibylline" renferme quelques perles qui ont pour nom "A ticket to death", "Lilly white", "Echoes" et "Insanity". Fascinante, organique mais néanmoins froide, la musique du quatuor transporte littéralement pour peu que l'on soit réceptif aux vibrations qu'elle procure. Alors il va de soit que si la sphère trip hop vous captive (Portishead, Massive Attack…), ce disque est fait pour vous. (7/10)
Denis

 

The sentinels of time: OCT.06
Finalement il aura fallu attendre plus longtemps que prévu pour retrouver Misstrip, mais une si longue attente pour un tel résultat, cela valait bien quelques mois d’impatience supplémentaires. Soyons clair ! "Sibylline" est, dans son genre, ni plus ni moins qu’un chef-d’œuvre ! Déjà le quatre titres autoproduit avait montré un groupe plein d’assurance, mais à l’écoute de cet opus il en devient presque un simple brouillon. Dès "A ticket to death" (qui connait également l’honneur d’une piste vidéo) c’est la grande claque dans la gueule, et impossible de s’en remettre tant les titres qui s’enchaînent à la perfection volent en des sphères d’excellence. Servi par une production à la hauteur des morceaux, nous sommes confrontés à un rock atmosphérique teinté de trip-hop montrant une formation qui aura accompli en rejoignant la formidable écurie Prikosnovénie des progrès considérables. C’est d’abord le superbe chant de Virginie qui explore une gamme bien plus étendue qu’auparavant, c’est ensuite des arrangements davantage fouillés au service de mélodies pleines de sensualité, d’émotions et à l’accroche inévitable. Pour vous faire saisir toute la richesse de ces compositions mélancoliques il faudrait une page pour chacune d’elle, vous parler de la tension des guitares, des machines qui fortifient des architectures travaillées et fourmillent en diversité, et toujours cette voix belle et bouleversante. Si Misstrip ne navigue pas en Terra incognita et s’appuie sur des styles dans lesquels bon nombre de groupes se sont engouffrés, les Français nous offrent une réalisation qui devrait conquérir sans le moindre doute tous ceux qui se donneront la peine de se pencher sur leur œuvre. A coup sûr un des albums qui marquera l’année 2006. Brown Jenkin

La Magic Box Nov 06
Avec Misstrip, « La douceur angevine » n’est plus ce qu’elle était. Ou plutôt elle se conjugue désormais avec des guitares saturées, des claviers puissants et des programmations pénétrantes. Emmené par une chanteuse à la voix heavenly,(pensez à Cocteau Twins, à Collection d’Arnel-Andrea), Misstrip propose une musique ambitieuse qui peut s’avérer casse-gueule à bien des égards : dur de ne pas voir la vie en dark sans tomber dans l’écueil Evanescence (grosses guitares, accoutrement gothic mais compos variétés). Dur d’avoir la grandiloquence et la vision musicale XXL d’Archive ou le mysticisme de Dead can Dance (sur le morceau-titre) sans tomber dans le cérémonieux de pacotille. Dur de ne pas titiller les atmosphères trip hop sans paraître avoir 10 ans de retard. Tout est ici question de bon dosage et face à ses possibles erreurs, Misstrip s’en tire plutôt bien (surtout comparé à d’autres).
La voix de Virginie, douce mais potentiellement rageuse, donne une conviction sans pareille et une chair à la musique qui touche forcément. Misstrip, sans faire dans la finesse, tisse ses atmosphères patiemment avec la volonté d’enivrer ou de perdre ses auditeurs dans une confusion de sentiment. Rock comme pouvait l’être Sneaker Pimps, Misstrip ne joue la carte des grosses guitares que si nécessaires, et non comme un écran de fumée facile pour masquer la vacuité des compositions. Ici les morceaux tiennent la route, pas de problème. En même temps, ils n’hésitent pas et savent balancer la sauce sans tiédeur se rapprochant franchement du metal gothic. Après on peut ne pas aimer une musique que ne fait pas dans la demi-mesure et la légèreté. Mais dans le style, Misstrip a la classe internationale. Indéniablement.
A noter en bonus vidéo, l’ impressionnant clip de Ticket to death. Denis Z

 

Félinea : OCT.06
Gracieuse mise à la lumière très vite secouée par une émotion déferlante, 'A ticket to death' symbolise toute l'ardeur mélodique de Misstrip. [ Sibylline ] est une création musicale empreint de rage, de folie douce et d'un inaltérable pouvoir de séduction. A l'écoute de 'Marvellous pills', l'esprit se laisse chahuter par la fausse insouciance de Virginie dont le chant est perverti au final par le chaos sonore puissamment orchestré. 'Mothers-of-pearl' convainc dès les premières notes tellement la mélodie est organique et cette efficacité s'affirme également au sein de 'Lilly White', morceau innocent à la justesse diabolique. Misstrip aime transgresser les acquis en dévoyant l'écoute, isolant l' 'Acalmy' et électrisant 'Inside and beyond' le fruit amer de la sérénité. Misstrip sait surprendre en enveloppant son propos d'un jeu de guitares déchirant voire explosif ('Exhibition room'). Le titre éponyme dévoile à lui seul le talent authentique de cette formation : la valeur éclectique d'une ambiance, l'éveil du chant hypnotique et le final suggéré avec délicatesse. Cette entité artistique n'hésite pas à brutaliser ses sonorités sur un 'Brainwashing' terrifiant ainsi que sur le vénéneux 'Unemotional' présenté dans un écrin argenté. Parce que la musique peut être la fusion de sonorités désarmés, la paix semble envahir les 'Echoes' ambigus mais c'était sans compter sur l' 'Insanity' à l'impact pervers qui bouscule tout sur son passage et démontre si besoin était que Misstrip est la reine du son extraverti à l'enfance préservée. Cette création énigmatique saura vous exploser les neurones tout en caressant vos espoirs alors au lieu de vous acheter une fourrure en zibeline, procurez-vous [ Sibylline ], l'album choc de l'année ! David D.
Nantes.fr : OCT.06
Misstrip
Premier album pour le groupe angevin, sur le label indépendant Prikosnovénie. Les architectures qui portent les compositions de Misstrip rappellent les ambiances sombres entendues chez Massive Attack et Archive, où les machines sourdes répondent aux guitares abrasives. Froide et tendue, la musique de Misstrip explore la part d’ombre qui est en chacun d’entre nous.
“Sibylline” –Prikosnovénie.
Duskanddawn : OCT.06
"Sibylline" est un album très honnête et très prometteur pour la suite avec grand nombre de beaux morceaux ("Inside and beyond", "Sibylline", "Brainwashing"). Notons par ailleurs que le cd contient une petite interface PC qui permet entre autre de visualiser le clip du titre "A ticket to death", très esthétique, au message fort sur le sort des femmes batttues.Dusk

 

PRESSE :

MAGIC!
Misstrip Sibylline
Prikosnovénie/Anticraft
En plus de 15 ans d’existence, le label Prikosnovénie a su creuser un sillon original à base d’electro, d’ambient et d’heavenly voices. Ceci étant d’autant plus remarquable que les groupes signés possédaient souvent une identité forte (de Orange Blossom à Collection d’Arnell Andréa). C’est aussi le cas des nouveaux venus Misstrip qui poussent les murs en proposant une musique électrique et sombre. Sur un rythme majoritairement down tempo, des guitares tranchantes soutiennent de bonnes mélodies pop chantée par une voix féminine au timbre agréable. Si l’arrivée de Misstrip marque le retour du brutal dans un monde merveilleux, le groupe sait se présenter sous plusieurs facettes et propose des compositions intéressantes, dans un registre qui irait de This Mortail Coil à Radiohead via Nine Inch nails. Pour les gens qui rigolent pas.
Gérôme Guibert ••••°°

 

D-SIDE : Interview + chronique + sampler SEPT/OCT 06

LE YETY : Interview OCT.06
Premier album en poche - et très bientôt dans les bacs - pour le quatuor de Beaupréau, après à peine plus de quatre années d’existence. Un par- cours plutôt limpide pour un groupe dont la mu- sique, elle, explore l’électro-pop-rock par le versant ombragé.
MIss TrIp:A quand remonte la formation du groupe ?
Virginie : Misstrip existe depuis septembre 2001. Nous nous connaissions
depuis un bout de temps puisque nous étions ensemble au lycée,
à Beaupréau. Nous avions déjà formé un groupe, Moonshine, tous
les quatre plus un autre guitariste. Le groupe s’est arrêté quand nous avons
poursuivi nos études chacun de notre côté, puis Arnaud et Fred (ndr : batteur et guitariste) ont commencé de leur côté à s’équiper de machines et à composer de nouveau. Ils nous ont alors proposé de les rejoindre, Charles
et moi (ndr : bassiste et chanteuse).
Et les premiers concerts ?
Charles : Dès l’été 2002. Nous avions enregistré dès le début de cette année-là une petite démo pour démarcher.
Un de nos premiers concert a été le festival des Eclectiques, c’était d’ailleurs assez impressionnant de se retrouver si tôt sur une grande scène.
Puis vous avez autoproduit un premier CD…
Virginie : Oui, début 2004. C’est un 4 titres que nous avons enregistré avec
Kristof Lefort et…les moyens du bord. Cette fois ce n’était pas que
pour le démarchage puisque le disque était aussi disponible à la vente, sur
nos concerts et chez les disquaires du coin.
Comment a évolué votre musique depuis la création du groupe ?
Arnaud : La direction musicale était claire depuis le départ : mélanger les
instruments aux machines pour faire une pop un peu électronique et plutôt,
disons, mélancolique. En gros c’est ce qu’on appelle généralement du
trip-hop… L’évolution s’est plus faite dans le dosage entre machines et instruments.
En particulier à l’issue d’un travail réalisé dans le cadre de l’accompagnement
Artistes en Scènes pour lequel nous avions été sélectionné pour la saison 2004-2005. Nous nous sommes aperçus, au fil des séances avec les intervenants, que nous avions tendance à mettre un peu trop de machines ce qui rendait notre son très brouillon. A partir de là nous avons donc cherché à épurer nos compos, à laisser plus de place au chant quand il y a du chant, parexemple. Ca a été une très bonne remise en question et nous continuons,
petit à petit, à mettre en pratique ce que nous avons appris lors de ces
sessions.
Comment s’est passée la rencontre avec le label Prikosnovénie ?
Charles : Un des membres du label, Arnaud, nous avait vus en concert à la
Barakason, à Rezé, en 2003. Nous étions restés en contact. Puis, fin 2005, quand nous avons eu quelques titres de notre album à faire écouter,
nous les lui avons envoyés.
Arnaud : Nous sommes un peu en dehors de leur ligne artistique habituelle,
qui repose plutôt sur ce qu’ils appellent de la “world féerique”, mais ils avaient justement ce désir d’ouvrir leur label à d’autres musiques. Et puis nous avons une voix féminine, ce qui représente un point commun avec
tout le reste de leur catalogue.
A part l’équipe du label, quel est l’entourage du groupe aujourd’hui ?
Virginie : Nous avons un tourneur, Samuel Pasquier, qui vient de créer
sa structure, Elips, avec laquelle il va d’ailleurs faire tourner d’autres
groupes du catalogue Prikosnovénie.
Et le disque sera distribué par Anticraft, une structure qui elle aussi vient d’être créée, par Christophe Minier (ndr : ex-Universal et manager des irlandais Sons Of The Desert).Ils travaillent tous en collaboration
étroite, ça a l’air de bien fonctionner !
Dans quelles conditions avezvousenregistré l’album ?
Arnaud : Ca s’est fait dans notre local de répétition, à Chemillé. Un lieu qui
nous est mis à disposition par la mairie pour un tarif très modique ! Nous
avons enregistré avec Kristof Lefort, notre sonorisateur en concert, et
Jean-Paul Roman, sonorisateur de Lo’Jo. En mettant leur matériel respectif
en commun ils ont constitué l’équipement nécessaire pour les prises de son et le mixage. Au départ l’idée c’était de bosser avec le tandem Kristof/Jean-Paul en permanence,mais ça s’est révélé un peu compliqué parce chacun d’eux avait ses disponibilités qui ne collaient pas forcément avec celles de l’autre… Au final les prises ont été faite assez rapidement en septembre 2005, mais le mixage s’est étalé jusqu’à avril 2006.
En bonus sur votre CD, figure un vidéo-clip d’une qualité saisissante...
Charles : A un de nos concerts nous avons rencontré Rémi Gente, un élève
de l’école de cinéma Cinécréatis, à Nantes. Il avait bien apprécié notre
musique. Par la suite, il nous a recontactés pour nous proposer de faire
un vidéo-clip de Misstrip pour son projet de fin d’année. Nous avons accepté
sans trop savoir où nous allions et on a bien fait car le résultat nous
plait beaucoup. Le tournage s’est fait en 2 nuits, avec une équipe super
motivée et super sympa. Evidemment Rémi lui a passé encore beaucoup
d’heures par la suite pour le montage.
C’est un garçon bourré de talent. Depuis il a d’ailleurs travaillé sur le
dernier clip d’Arthur H et sur le dernier film de Michel Gondry, La science
des rêves !
Quel est votre calendrier pour les mois à venir ?
Virginie : Notre album sort le 9 octobre, avec une exception pour
Angers où il sera disponible dès le 18 septembre. Le 19 septembre nous
jouons au THV de Saint-Barthélémy. C’est un concert qui clôturera une répétition scénique de 4 jours au THV où nous peaufinerons l’adaptation des morceaux à la scène. Puis tout le mois d’octobre nous ferons une série
de showcases dans les Fnacs avec à chaque fois un concert le soir dans
une salle de la même ville. A Angers ce sera le 20 octobre. Nous préparons
également un podcast vidéo, mis en image par Remi Gente, pour le site
Noisepod (ndr : www.noisepod.net).
www.misstrip.fr

Kronik
MissTrip
Sibylline
(Prikosnovénie)
Après nous avoir livré deux démos, il était temps pour Miss Trip de passer à l’étape
suivante : l’album. C’est désormais chose faite et l’attente est largement récompensée !
On nous présente Sibylline comme du “cold trip-hop rock”. Etiquette large, et
pourtant un peu réductrice. Au fil du disque, on peut en effet également parler
d’électro-pop, d’électro tout court ou encore de progressif. Figure de proue du quatuor,
la voix de Virginie frappe tout de suite l’oreille. Parfaitement maîtrisée, elle joue
avec les émotions, se fait tour à tour mélancolique
puis charmeuse (A ticket to death énorme, en ouverture d’album), douce
et violente (Marvellous pills), voire Miss-tique (Sibylline). Ses trois comparses
sont loin d’être en reste. Ils ont su tisser une musique mélangeant tous les
styles cités plus haut. Si à la base il s’agit d’un “habituel” guitare-basse-batterie, chacun
a ajouté des machines à son répertoire.
En résulte une orientation vers un son très synthétique, renforcée par le traitement
des instruments (de la guitare disto notamment), tout en conservant une dimension
organique. Joli coup !
A l’écoute cela se traduit par des alternances entre nappes douces et guitares
lourdes (Insanity ou Unemotional), des phases planantes (Acalmy, Sibylline), enragées
(Brainwashing), et de gros tubes electro-pop (Mothers-of-pearl !!).
Album “sibyllin” ? Pas sûr, tant il accroche l’oreille direct et ne décolle plus de
ma platine ! / Dazz

Le Chabada : OCT.06
" Misstrip, porté par une voix à la fois puissante et douce, puise ses références du côté du Brighton des années 90. Là où la pop s’est réinventée au contact des machines, grâce à des formations qui ont marqué d’une empreinte indélébile l’histoire de la musique, comme Portishead, Archive ou Massive Attack. Trip hop, bien sûr mais leur musique est aussi électro rock ou tout simplement pop. Les arrangements fouillés sont au service de mélodies pleines de sensualité à l’accroche inévitable. La basse ronronne comme il se doit, le clavier 80’s souffle une ambiance qui va du cristallin à l’inquiétant et les guitares sont toutes en tension. Le voyage de Misstrip commence là... entre sensualité, puissance et émotion."

FOREIGN PRESS :

Side-line :
BELG - OCT.06
MISSTRIP Sibylline (cd Prikosnovénie)
The debut-cd of the French Misstrip is probably the most surprising signing on Prikosnovénie ever. This French label devoted to ethereal music and heavenly voices suddenly moved towards rock fields. Well, „Sibylline‰ isn‚t exactly what I can call a pure rock release, but there‚re for sure some influences. It‚s a kind of inspiration, which they‚ve recovered with darker guitar wave influences, triphop elements and a few ethereal elements in the background. The „Brainwashing‰-song even reminds me to some quiet pieces of Die Form, but this song isn‚t the most representative one. Just listen to the last 2 cuts to discover the heavier and rock influenced style of Misstrip. It‚s a very personal approach, which I really like. The new-wave influences are full of darkness and a kind of sadness, which emerge to the surface of the „Mothers of pearl‰ and „Exhibition room‰-songs. The quieter and definitely floating style of the band has been characterized in the „‰Acalmy‰-song. Misstrip composes a refreshing style, which might be defined as the offspring of rock and ethereal-wave and triphop. A last point I want to mention are the emblematic female vocals, which add a touch of mystery to this enlightening release, ending with the very professional clip of the more triphop like „A ticket to death‰. This is just another high light of this brilliant album. www.prikosnovenie.com <http://www.prikosnovenie.com/> (DP:8/9)DP.

HEATEN HARVEST : Dec 06
Wow, this was an incredibly welcome surprise. Normally here at Heathen Harvest, I am the metal guy, so that's 99% of what I get from Malahki for review purposes. Here we have a Trip Hop Rock band out of France. I have indeed been a huge fan of any trip hop that I come across ever since my ex turned me onto the genre with Portishead a while back. I saved this release for last out of the batch of releases I received because, well, it's just that damn good. Misstrip's 'Sibylline', for being a debut release, is incredibly crisp, and has nearly none of the rookie mistakes that almost all bands make. The songs are written incredibly well, and this band is exactly what the mainstream needs. Not to say Trip Hop should be a mainstream source for music, but they get away from the crazy beats enough to be embraced by the mass waiting for something like this to come out. It's about time something with a good beat comes around that isn't about Shakin' ya ass or taking ecstasy...techno and its annoying bass...ravers never fail to amuse me.
When I say Trip Hop, I know everyone is going to think of Portishead right away. This is not the case with Misstrip. There is much less experimental approach with this band than Portishead, and much less jazzy. Think more along the lines of combining some very groove-oriented nu-metal with trip hop, and you should have the right idea of things. With a female vocalist, of course. The vocalist herself sounds to be a unique combination of Beth Gibbons and Sue Hutton of Rhea's Obsession. For those not aware of Rhea's Obsession, they are a darkwave/world/goth band from Canada who fuse indian-like vocals into their unique style. They are absolutely incredible in their own right as well.
My favorite song on this album has to be Mothers-of-pearl, hands down. While the entire album flows really well, and is incredibly beautiful and expressive, Mothers-of-pearl just has a really great feel to it. It's almost like being on one of those airport escalators. You're just kind of coasting through, everything is flowing really well and you're just kind of staring off into space as it takes you further to your destination. This song really reminds me of the newer works that we've been hearing out of Yoko Kanno, particularly the opening them to Ghost in the Shell: Stand Alone Complex. Incredibly beautiful with its own sense of attitude.
I just find it really weird how France continues to absolutely blow me away with nearly every release they offer. It really doesn't matter what genre it is, everything I hear ends up being top of the line and uncannily talented. Most people who are into black metal would agree that France has the best scene, same with brutal death metal and grind. Spain has a really good scene there too though. Is there some crazy kind of government experiment going on in the background with musicians that no one knows about? It really is starting to seem that way. All of these musicians seem to be machines made for writing this incredible music.
The only real complaint that I have is that there weren't really any crazy songs in this album. Most of them were pretty straight forward, as good as they were, and it didn't seem that they strolled away from the line that they walked very much. I really hope that they try to pull some interesting percussion lines into their music in the next album. They've be a very welcome addition to the small community of good Trip Hop artists, and the more they embrace experimentation in their music, the more popular they should because. It will get them attention, and pull them away from the crowd. Not to say they're like Blink 182 mainstream or anything, but they could definitely stand to have SOMETHING completely out of the blue or crazy put in their music. They've got the heavy/soft flow going great, as well as all of the background noises (and whoever you are, guy, you're a fucking genius with the noises that you put in there and the timing is fantastic!).
As far as the bonus video goes, the camera work was top notch, but you could tell the budget wasn't exactly super huge. Just another band in the dark jumping around an empty warehouse video. The band itself really reminds me of A Perfect Circle during the Judith era. The only thing that takes away from them in the video, and perhaps live, is the vocalist's jumping around. It's great that she's into the music and all, but it takes away from the attractiveness of the music. If she just slowed her body down and felt it in a more moving sense, rather than peppy rock sense, (what Anneke van Giersbergen does from The Gathering, for example), she'd probably have men in the palms of her hand out in the crowd. Lord Lycan

Elegy Iberica : Nov 06 (9/10)
Não estranhem quando sugiro para este álbum, uma pontuação tão elevada como esta, ainda por cima, com um género musical menos usual na revista. Mas na verdade, Misstrip é colossal.
Com uma forte componente humana e de presença neste álbum (que é o que por vezes falta em alguns projectos), Misstrip apresenta-nos sonoridades que irão contentar imensas pessoas com estilos variados. Começando com o tema “A Ticket to death” e terminando no “Insanity” já dá para terem uma ideia de que tipo de som surge aos nossos olhos, e ouvidos especialmente.
Misstrip é essa loucura que se funde entre os sons electrónicos suaves, de um género de Trip-Hop muito bem produzido, passando por um rock genuíno com guitarras fortes e mesmo brutais, aveludado por uma elegante e carismática voz feminina, notando-se dum ponto de vista generalizado, semelhanças a Massive Attack, e mesmo The Gathering. Um projecto que promete imenso neste mercado musical cada vez mais exigente. Um álbum a não evitar!
Pedro Novo
9/10

 

De subjectivisten aleidoscoop : Nov 06
Het Franse sprookjeslabel Prikosnovénie brengt doorgaans feeërieke muziek uit. Zo nu en dan wisselen ze dat prettig af met andersoortige bands als Zmiya, Prajna en Phil Von. Met de cd Sibylline van Misstrip, die volgt op een in eigen beheer uitgebrachte mini, hebben ze er een heuse stoere rockband bij. Maar geen gewone rock, want Misstrip combineert triphop met rock, wave, pop en uiteraard ook wat feeërieke en gotische elementen. Zangeres Virginie heeft een prachtige stem, één die krachtig kan zijn maar op andere momenten heel teder of juist weer ijskoud. In dat laatste geval en soms mede door de muziek doet het wel eens aan Bel Canto denken. Ze laat zich omringen door Charles (bas) en het Prikosnovénie-personeel Arno (drums, toetsen, machines) en Fred (gitaren, machines). De titelsong wordt door gasten nog eens voorzien van violen en cello. De nummers zijn soms meer elektronisch en doen dan wel eens denken aan Lamb, Massive Attack, Crustation, Portishead en Archive. Tijdens de wat heviger rockmomenten, die overigens nooit het geluid verdrinken, koersen ze meer richting The Gathering en bij de elektrorock meer richting Curve en The Young Gods. De rode draad wordt gevormd door de uiterst droefgeestige sfeer. Het is een zeer gevarieerd album die een breed publiek kan aanspreken. Van de fraaie opener “A Ticket To Death”, via het prachtige “Sibylline” en het sterke “Brainwashing”, tot aan de krachtige afsluiter “Insanity” weten ze je stevig in hun greep te houden. Frankrijk heeft er weer een uitstekende band bij.

Mindbreed : All - OCT.06
28.08.06 - Trip Hop und Rock - soll das zusammenpassen? So eine ungewöhnliche Mischung hört man in dem Debütalbum von der Künstlerin "Misstrip" heraus. Mit "Sibylline" erzeugt sie mit kalten Trip Hop-Beats, Electrosound und verzerrten Gitarren einen düsteren, atmosphärischen Sound. Mit der kräftigen und faszinierenden Stimme der Sängerin, kühl wie eine Eisprinzessin, wird diesem noch ein I-Tüpfelchen aufgesetzt. Ihre Musik soll an der von Künstlern wie Goldfrapp und Archive angelehnt sein und trotzdem einen eigenen Stil beweisen.
Der Opener trägt den Titel "A Ticket To Hell" und genau so ein finsteres und abgründiges Flair wird beim Hören vermittelt. Der Text berichtet von einer verzweifelten Frau, die von ihrem Ehemann täglich geschlagen wird. Das Video zu diesem Song, auch auf dem Album als Bonus zu finden, sorgt für Gänsehaut-Feeling.
In "Marvellous Pills" berichtet Misstrip kritisch von einer Gesellschaft, die auf die Heilung durch Antidepressivas zurückgreift. Genau so eiskalt und gefühllos, wie die im Lied beschriebene Gesellschaft, wirken die Beats, die den Sound wie ein roter Faden begleiten. Es hat eine Spur vom Industrial.
Misstrip wird philosophisch: Mit "Lilly White" beschreibt sie das innere, spirituelle Ich, was über uns Auskunft gibt und eine Lebenshilfe wird, wenn alles aussichtslos erscheint. Dieser tiefgründige Text wird von spirituellen Klängen, in Form von hohen Klavierklängen, leisen, monotonen Beats und einem klaren, elfenhaften Gesang unterstützt.
Zum Abschluss wird noch einmal alles gegeben. Der Text erzählt von "der Einsamkeit, die langsam in unsere Stimmung kriecht und uns droht, dass wir allmählich durchdrehen..."; Ein irre klingender, verzerrter Elektronik-Effekt lässt den Text aufleben
Fazit: Dieses Album sorgt rundum für eine unheimliche Stimmung trotz der schönen Stimme der Newcomerin. Text und Musik harmonieren fast perfekt miteinander und dürften Musikliebhaber zufrieden stellen.

Chaindlk.com
Rated:4/5
When I received this CD from Prikosnovenie I double read the label name on the cover, because Misstrip is sounding like nothing they had previously released. It’s like the label is wishing to do a big step by producing a band that could fit the MTV listings. Misstrip sound mix a little bit of Bjork (see the vocals on tracks like the opening “A ticket to death” or on “Alcamy) with electronics a la Sneaker Pimps as well guitar riffs that make me think about Evanescence or Lacuna Coil. The different tracks offers these kind of sounds alternating delicate moments to energetic semi metal atmospheres but having always electronic arrangements. The vocals cover a wide range of musical styles as sometimes it recall me the heavenly style, so dear to the label, the fore mentioned Bjork and the energy of the rock metal bands. The production is real at the top and the “A ticket to death” video is well packet. For sure Misstrip will be able to break the walls of indifference that surround the new projects. Good luck!
Maurizio Pustianaz

Sonido oscuro - Esp - Oct
...‘Marvellous Pills’ es, por ejemplo, una interesante mezcla de guitarras con bases y arreglos electrónicos. La linea de bajo y los golpes de la percusión crean un tema sensual y dinámico. En ‘Inside and beyond’, los cambios y las combinaciones de ritmos con un exquisito trabajo de sintetizadores, crean un tema muy bueno en que no utilizan el recurso de las cuerdas. ‘Exhibition room’ es un delicado trabajo de melodías donde las notas de guitarra crean un interesante contrapunto. La ambientación inicial de ‘Sibylline’ es realmente excelente, así como su estructura libre y su diferenciación de los demás temas. ‘Unemotional’, con un suave toque orientalista, consigue un tema oscuro y triste. Los arpegios y la desnudez vocal de ‘Echoes’ hacen de él el tema más honesto y directo.
‘Sibylline’ es un disco lleno, abierto, un obvio trabajo debut, donde Misstrip exploran en sus posibilidades...

Kronik.it - Italia - Oct
Hot debut!
Buone premesse per il futuro
La signorina MissTrip l`avevamo incrociata tempo fa in una raccolta commemorativa della Prikos e si era fatta notare soprattutto per la diversità della proposta rispetto alle altre band con cui divideva il cd. Ora la Prikos prosegue nella sua scelta e realizza quello che probabilmente è uno degli album più distanti dalle scelte estetiche che stanno alla base del suo catalogo. Il coraggio e la capacità di scelta spesso vengono premiati, soprattutto se a rischiare è gente come i "ragazzi Prikos" che di musica ne capiscono parecchio.
MissTrip fa trip hop, lo fa con un occhio sempre attento a stesure e umori pop ma che spesso, e qui sta il meglio, punta dritto verso ambienti più ipnotici, ed è questa la chiave di volta dell`intero lavoro.
`A Ticket To Death` è un buon biglietto da visita che mette in risalto soprattutto il cantato, arioso e potente, semplice e aggressivo. Sembra un brano da classifica e non è un caso che sia stato girato anche un video. Ecco, `A Ticket To Death` è il miglior esempio della frangia più pop della band, meglio dei brani seguenti, che anche quando variano registro e si fanno più sussurrati e notturni non raggiungono l`immediatezza del brano numero 1. Le cose cambiano notevolmente con `Lilly White` e la successiva, quasi una coda, `Acalmy` dove tutto si fa soffuso e rarefatto. E` il momento più intimista dell`album, ed è un gran bel momento. Tocca poi alle parti acide, spezzate e paranoiche, le cui avvisaglie si avevano già in `Marvellous Pills`, ma che esplodono in `Sibylline`, con il suo attacco minimal arricchito da archi che rimanda alla mente gli ultimi T.A.C. in salsa melodica, nella seguente `Brainwashing`, giocata con attenzione sulla pause, sui silenzi e sulle ripetizioni, e nella conclusiva `Insanity`, meno paranoica ma più disperata.
`Sibylline` è un buon debutto, che sa dare soddisfazione, che ha dalla sua una buona capacità di scrittura e una cura attenta dei particolari, che rendono così il tessuto sonoro mai piatto o banale. Due piccoli appunti: vorrei più incisività nei momenti aggressivi in modo che taglino nel profondo cosa che non sempre riesce, e una scelta più netta per il territorio electro, quello, dove, a mio avviso, i MissTrip hanno maggiori cose da dire. Da tenere d`occhio. di Federico Tozzi

Syntehtics magazine All - OCt
Musik aus Frankreich ist selten, dafür aber sehr oft unübertroffen genial.
Die dafür zuständigen Platten-firmen haben zwar genauso wenig Budget wie die hie-sigen, doch nutzen sie die vorhandenen Ressourcen vielbesser aus, wie das auf dem Longplayer “Sibylline” ent-haltene Video zu “A ticket to death” beweist. Hier könntesich selbst der Ein oder Andere Horror-Regisseur einedicke Scheibe abschneiden, denn Misstrip sind nicht nurmusikalisch überaus empfehlenswert, sondern gerade auch visuell. Die Musik des Quartetts wird von einem elektronischen Soundgerüst gestützt und erhält durch Gitarrenelemente die passende Basis für die zeitlos, beein-druckende Stimme der Sängerin. Diese vermag sowohlkraftvoll, als auch gospelstimmig zu entzücken. Mit Songswie “A Ticket to death”, “Marvellous Pills” und “Insanity”brauchen sich die Franzosen keinenMillimeter hinter ihren großen Vorbildern
Goldfrapp und Archive zu ver-stecken. Das kunstvolle Stück Musik,das hier in 12 Teilen geboten wird ist
unbeschreiblich voll gepackt mit
Überraschungen. Man erkennt daskomplette Spektrum eines Songs erst
dann, wenn er verstummt ist. Die
Variationen dieser Band werdensoundtechnisch aber vor allem auchgesanglich deutlich.
[t:] micha L. prikosnovenie [w:] www.misstrip.fr

Losing Today - Italia - Oct.
La carismatica e sensuale voce di Virginie colpisce con una carica elettrizzante fin dalla prima canzone di “Sibylline”, “A Ticket to Death”. Le chitarre elettriche graffiano su una base vagamente disco-dark nella successiva “Marvellous Pills”. Una potenza sonora di solito estranea alle produzioni della Prikosnovenie. Vengono da Angers i quattro Misstrip e il loro rock elettronico sembra avere diversi punti di contatto con il pop scintillante di Goldfrapp e con quello senza tempo dei Depeche Mode. In alcune canzoni come “Exhibition Room” e “Insanity” le atmosfere si tingono di toni metallici che fanno risaltare ancora di più il contrasto fra la voce angelica di Virginie, i possenti riff delle chitarre e le basi elettroniche. Certo, il carico di malinconia contenuto in canzoni come “Acalmy” tradisce le origini darkwave del gruppo, ma la Prikosnovenie ha decisamente messo per una volta da parte le atmosfere fatate in cui di solito immerge i suoni delle proprie produzioni. Una bella scommessa. ROBERTO MANDOLINI

DE SUBJECTIVISTEN. Radio 100 NOV
Het Franse sprookjeslabel Prikosnovénie brengt doorgaans feeërieke muziek uit. Zo nu en dan wisselen ze dat prettig af met andersoortige bands als Zmiya, Prajna en Phil Von. Met de cd Sibylline van Misstrip, die volgt op een in eigen beheer uitgebrachte mini, hebben ze er een heuse stoere rockband bij. Maar geen gewone rock, want Misstrip combineert triphop met rock, wave, pop en uiteraard ook wat feeërieke en gotische elementen. Zangeres Virginie heeft een prachtige stem, één die krachtig kan zijn maar op andere momenten heel teder of juist weer ijskoud. In dat laatste geval en soms mede door de muziek doet het wel eens aan Bel Canto denken. Ze laat zich omringen door Charles (bas) en het Prikosnovénie-personeel Arno (drums, toetsen, machines) en Fred (gitaren, machines). De titelsong wordt door gasten nog eens voorzien van violen en cello. De nummers zijn soms meer elektronisch en doen dan wel eens denken aan Lamb, Massive Attack, Crustation, Portishead en Archive. Tijdens de wat heviger rockmomenten, die overigens nooit het geluid verdrinken, koersen ze meer richting The Gathering en bij de elektrorock meer richting Curve en The Young Gods. De rode draad wordt gevormd door de uiterst droefgeestige sfeer. Het is een zeer gevarieerd album die een breed publiek kan aanspreken. Van de fraaie opener “A Ticket To Death”, via het prachtige “Sibylline” en het sterke “Brainwashing”, tot aan de krachtige afsluiter “Insanity” weten ze je stevig in hun greep te houden. Frankrijk heeft er weer een uitstekende band bij.

DARKER THAN THE BAT : NOV 06
style : experimental rock
comments : excellent intriguing vocals – after a 4 track self released CD – the songs hold you attention in a special way – for people who like Sonja Kraushoffer, Cranes, Curve – emotional and rough at the same time – modern unique approach – variety in structure and sounds – after an explosive start, building up a lot of energy for the rest of the albumrecommended tracks : A Ticket To Death, Marvellous Pills, Inside And Beyond, Exhibition Room
score : 9/10