DISCOGRAPHIE :
 
1997
Sans titre

 

 

Orange Blossom is the best seller of Prikosnovénie, (more than 15 000 copies),
the Band energy on stage is extraordinary.


No title Digipack
Style: Transe-ethno-trip-hop
References: Transglobal Underground, Tricky, Minimal Compact, Tinderstick

May 1997 - 7 Titles - 37'

From Tricky up to Dead Can Dance and from Minimal Compact up to Transglobal Underground... these references are even not sufficient to give you an idea of the music from ORANGE BLOSSOM.
The trio brilliantly mixes its differences : around diabolic rhythms by Carlos (drums, percussions, sampler), PJ adds either melancholic or furious violin whereas Jay C. crystallizes the atmosphere with his deep and tuneful voice.

TITLES: Anaconda girl / Maria Del Sol / Bata / N. / Die Stadt / I'm dying / Trinity


MP3 :
Anaconda Girl

MP3 : Die Stadt

Order CD

   
DISCOGRAPHY
1996 : AUdio tape- 4 titles (autoproduction).
1997 : First CD

LINE- UP 1997: Jay C. (voice), PJ (violon) and Carlos (percussions and drums).

INTERVIEW :
O
.B (August 97). Jay C, the singer, answers to our questions

.1- Présentez-nous la formation actuelle:
Le groupe est composé à la base de: PJ (violon), Carlos (batterie, djembé, programmations) et de Jay C. (Chant, synthés, programmations)

2- Racontez-nous votre histoire jusqu'à ce premier CD:
Aprés plusieurs ébauches différentes, OB se fixe à trois musiciens début 94. PJ et moi sommes déjà là et l'orgue est tenu par Eric. La rythmique est assurée par une petite boîte. Nous faisons à cette période quelques concerts dont un à la MJC Rezé d'où sera tiré un titre qui sera gravé sur le CD compilation des "Baptêmes Rock". La même année, nous sortons une cassette 6 titres.
95: Carlos intègre le groupe qui, peu aprés, se risque sur des scénes plus importantes (Trocardiére, UBU avec Laïka...). Puis Eric quitte le groupe et c'est l'arrivée des machines avec les premiers essais de programmations sur sampler, séquencer et boîte.
96: Youn puis Matthias se succèdent aux percussions, le premier s'exilera dans l'île de la Réunion, le second se consacrera exclusivement à la formation de percusionnistes. Quelques concerts: L'Olympic à Nantes avec les Tindersticks, le Chabada à Angers avec Transglobal Underground. C'est la sortie également d'une cassette 4 titres (dont une première version de "Die Stadt")
97: Le début de l'année est consacrée à l'enregistrement du premier CD. C'est aussi l'année de l'ouverture car nous jouons en Belgique, en Suisse, à Paris (La flêche d'Or), dans l'Est...etc.
Ce premier opus d'ORANGE BLOSSOM est un instantané d'ORANGE BLOSSOM 97, il fait référence à l'ORANGE BLOSSOM passé avec le cabaret berlinois de "Die Stadt" ou l'instrumental "velvetien" "N." (orgue/violon) et puis il ouvre sur l'ORANGE BLOSSOM avenir(?) avec le trip-hop "Anaconda Girl" ou le techno-core "Bata" ou bien encore l'ethnique "I'm dying". Tout cela forme l'ORANGE BLOSSOM du présent plein de diversité et d'émotions. La rencontre de 3 musiciens de cultures et de personnalités différentes semblent être à l'origine de cet éclectisme musical.

3- Quel est le parcours de chacun jusqu'à ORANGE BLOSSOM? Comment s'est faite votre rencontre?

Alors que je me destinais au professorat d'allemand, j'ai décidé en Juin 93 de ne faire que de la musique. PJ sortait d'une expérience avec un groupe de métal (il était bassiste) et lorsque je lui ai proposé de reprendre son violon, il a tout de suite accepté. OB est né à ce moment là. Carlos est venu du Mexique en France à la fin des années 80. Nous l'avons ceuilli à son retour de Cuba où il était parti apprendre la batterie. Son jeu nous a impressionné, et par la suite il nous a poussé à mélanger l'acoustique et les machines.

4- Quels sont vos musiques préférées et vos disques de chevets?
Nous venons d'horizons musicaux différents mais nous écoutons de tout sans préjugés qu'il s'agisse de musiques ethniques, traditionnelles et religieuses ou des musiques à tendance groove ou techno. Je n'ai pas spécialement de disques de chevets mais je reconnais avoir un faible durable pour l'album "Psychic Karaoké" de Transglobal Underground, celui de Massive Attack "Protection" et toute la discographie d'Abba.

5- Comment se passe la composition des morceaux entre vous trois?
En général, nous programmons des pistes de samples, de basses et de nappes sur le séquencer puis nous faisons tourner le tout en boucle et jouons dessus jusqu'à en tirer quelque chose qui sonne. Ensuite, nous rassemblons nos envies et commencons à construire le schéma du morceau. Le critère fondamental d'un bon morceau est qu'il nous plaise à tous les trois.Les dernières compositions laissent apparaître une grande maîtrise de l'électronique et du sampling.

6- Qu'est-ce que le sample a apporté à votre musique?
Le sampling nous ouvre les portes d'un monde sonore que nous utilisons peu en Occident. Il a fait éclater la sainte trinité basse-guitare-batterie et c'est pour moi l'instrument le plus actuel puisqu'il peut mélanger tout avec n'importe quoi, briser les frontières de la synthèse technologique et de l'acoustique. Bref, c'est un instrument de liberté !

7- Comment choisissez vous vos "samples"?
Nous ne choisissons pas nos samples, ce sont eux qui nous choisissent, nous charment, nous envoûtent, nous font comprendre que le mélange avec le violon, le chant, les percussions est évident. Tout se passe dans nos oreilles, à la feuille mais jamais à partir d'un concept.

8- Est-ce que vous pensez qu'il doit y avoir une éthique du "sample", qu'on ne peut pas mélanger n'importe quel "sample" avec n'importe quoi ou bien estimez vous qu'il n'y a aucun interdit dans ce domaine?
S'il doit y avoir une éthique du sample, je n'en serai pas l'instigateur; je finirai d'ailleurs certainement hors-la-loi.. La liberté musicale ne souffre aucune barrière morale. Restreindre un mode d'expression quelqu'il soit, c'est le début du fascisme. Seul le son compte et le son n'appartient à personne, même pas à celui qui le produit. Le mélange, s'il est heureux, est toujours possible. Cependant, certains chants ou rites sacrés sont tellement chargés spirituellement, tellement élevés que je ne me risquerais pas à y ajouter quoique ce soit, cela serait inutile.

L'électronique et le sampling ont pris une part importante dans vos compositions, mais vous semblez particulièrement tenir au mélange électronique/acoustique tant au niveau des rythmiques que des mélodies. C'est d'ailleurs une des grandes sources d'émotion de votre musique. Dans la forme, on reste proche du format chanson-pop (malgré des morceaux entre 5' et 7'): un chant en anglais presqu' omniprésent, des refrains, un violon qui égrène des mélodies entêtantes..

9- Jay C., le chant en anglais marque les influences anglo-saxonnes. Pourquoi chanter en anglais? Envisages-tu d'aborder d'autres langues comme tu l'as fait avec l'allemand pour "Die Stadt"? De quoi parlent tes textes?
Le choix de la langue n'a pas d'importance en soi. Les sonorités et les rythmes de la langue anglaise m'offrent un bon moyen moyen d'expression, un bon moyen d'exploiter ma voix. Je chante en allemand sur "Die Stadt" car le texte de Georg Heym est très beau, mais cette langue est trop "rugueuse" à mon goût pour que je l'emploie plus souvent. A l'inverse, les langues latines sonnent un peu trop liquide. L'arabe et la langue indienne sont des langues très lumineuses, le texte de "I'm dying" est d'ailleurs en parti composé de paroles d'un chant populaire indien.
Quant au français, j'y viendrai un jour mais pour le moment notre langue fait plus appel à ma tête qu'à mes oreilles. Les textes sont toujours écrits après la musique car c'est l'énergie des notes, des sons et des rythmes, l'ombre ou la lumière des ambiances qui guident mon chant. Toutes les chansons d'OB parlent de la même chose mais sur un ton chaque fois différent.

10- Quelle "direction musicale" allez-vous prendre pour les nouvelles compositions?
Nous gardons le cap que nous avons pris au départ en mélangeant les machines avec les instruments acoustiques. La scène influence de plus en plus nos arrangements, ce qui donnera à notre musique un côté vivant et physique de plus en plus marqué.ORANGE BLOSSOM, c'est par ailleurs un groupe qui "tourne" beaucoup et qui rencontre un grand public lors de ses concerts.

11- Que vous apporte l'expérience de la scène?
La scène nous apporte toute une série de contraintes et de problèmes techniques, c'est pourquoi nous tirons profit de chaque expérience en améliorant constamment notre configuration, nos instruments, nos lumières, notre son et donc notre plaisir d'être sur scène.

12- Qu'est-ce vous essayez de faire passer lors de vos concerts?
Un concert est un échange d'énergie entre les musiciens et le public qui donnent et reçoivent simultanément. Comme c'est très différent d'une répétion en studio, j 'essaie lorsque je compose avec le groupe, de ne jamais oublier que nous allons donner notre musique.

13- Quels groupes vous ont marqué par leur prestation scénique?
Tricky m'a beaucoup impressionné lors de son passage à l'Olympic en 96: le son était parfait et les lumières étaient en adéquation totale avec sa musique. Mes concerts préférés pour 97 sont Spicy Box et Asian Dub Foundation. Vous avez mis tous les atouts de votre côté pour devenir des musiciens professionnels.

14- Comment/où vous voyez-vous dans 5 ans?
Je ne peux pas projeter OB dans l'avenir. En deux ans, nous avons posé des bases intelligentes mais rien n'était calculé car nous avons tout découvert au fur et à mesure. Pour devenir des musiciens professionnels, il faudra que nous travaillions davantage encore, et que l'équipe qui nous entoure (management, son, lumières...) soit de plus en plus efficace.