DISCOGRAPHIE :


2005 Apple... New!


2003 Alabaster


2002 Ariel


2000 Alexandria


1996 Argo

 

COLLABORATIONS


2005 I hear the water...


2005 GHOSTFISH &
Daemonia Nymphe

 



Site de Louisa John-Krol ou http://www.louisajohnkrol.com/

 


Apple pentacle Interview
   



Digipack
Ref : prik096



Egalement disponible
en collector numéroté :

References: Loreena Mc Kennit, Kate Bush
Octobre 2005 : 12 titres


Louisa John-Krol est une fabuleuse conteuse d’histoire.
D'ailleurs, "Apple Pentacle" nous plonge dans l'univers merveilleux de l'enfance et de l'imaginaire.
Louisa au pays des Merveilles dévoile l'histoire d’un personnage mythique ancestral :‘l’homme vert’ ou ‘Green Man’, un être surnaturel et sauvage qui protège la Nature.
Ce personnage a traversé les âges et les cultures sous des identités telles que Robin des bois, Osiris chez les Egyptiens, Sylvebarbe chez Tolkien ou Vishnu en Orient. On le rencontre aussi chez les aborigènes, les Aztèques…
Louisa suit son personnage selon les différents paysages entre thèmes ancestraux et sonorités modernes plus électroniques.
Dans des réveries heavenly-pop ou Folk, la dame s'accompagne d’instruments nobles comme le violon,la mandoline, le dulcimer, la vielle à roue…
A l’instar de Kate Bush, elle explore des registres de voix différentes, plus affirmées ou plus éthérées selon l’histoire de ses personnages..
Ces chants prennent parfois une tournure fantastique comme si des créatures célestes venaient habiter son corps
Quels que soient les mondes traversés, la voix de l’Australienne s’envole, ses ailes se déploient et la magie opère.
Louisa nous offre ici un large éventail de sa personnalité, le charme, l’espièglerie et le mystère !

Titres :
Atho, The windrow, Which of these worlds?, Spin, Birch Wandering, Escalder's Tree Ride, Canterville, The green Pentacle, Ceracini, Poppet plum, The witch in the wood, Kunmanngur


MP3 : The green pentacle

MP3 : Which of these worlds?

MP3 : Spin



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Chronique :

“Imaginez que votre âme d'enfant a eu raison de vos pensées d'adulte car ce n'est qu'ainsi que votre esprit saura percevoir toute la luminescence de [ Apple pentacle ], la dernière perle sonore de Louisa John-Krol. A l'image de ce talent australien, l'histoire qui nous est contée décrit - l'Homme vert - dénommé différemment au fil des temps. En harmonie avec la nature, cet être offre à Louisa l'inspiration, exposée d'une manière éthérée sur 'The windrow'. Grâce au jeu d'échos vocaux, le morceau 'Which of these worlds ?' enchante et introduit avec justesse le troublant 'Spin' couplant les murmures chantés aux sonorités plaintives d'un orgue de Barbarie. Peu à peu, la mandoline audible sur 'Birch wandering' laisse entrevoir l'allégresse enveloppant l' 'Escalder's tree ride', affirmée par la voix enjouée de Louisa. 'Canterville', quant à lui, débute par un a capella inspiré progressivement chahuté par des sons festifs mais c'est sur 'The green pentacle' que la magie opère car l'instrumentation inhérente au violon et aux touches de la harpe confère à l'ensemble un équilibre majestueux. Une ballade à base de murmures épars telle que 'Ceracini' nous plonge dans une enfance dont le reflet est préservé au sein d'une mélodie attachante ('Poppet plum'). Ce n'est pas la sorcière cachée dans le bois qui saurait troubler l'atmosphère enchanteresse née d'un clavecin complice ni même l'énigmatique 'Kunmanngut' ( conçu à l'aide de Fred Chaplain de Lys ) constituant le final de ce voyage relaxant au pays des songes. Une certitude, Louisa a du sang de fée dans les veines et c'est sans doute pour cela que sa musique rend étincelant les regards, épris de liberté et nostalgique de l'innocence” David D’Halleine, Felinea

"Pas besoin d'avoir la carte du club ou d'être fan de mythologie gaélique pour apprécier la musique de l'Australienne. Régulièrement comparée à Kate Bush et Lorenna Mc Kennit (je ne ferai pas exception), Louisa John Krol offre une musique "féerique". Bon, je sais le mot est peu fourre-tout, souvent galvaudé, qui trouve ici son sens au-delà même des thèmes abordés par l'artiste et de sa voix d'ange. ...Si chez Louisa, la musique est belle, elle n'en est pas moins affirmée. Un tempérament, cette bonne femme et une musique organique fait de chair, de pleurs et de sang, qui mêlent différentes essences. Il n'est pas rare de trouver des instruments de chaque continent dans ce que l'on jurerait n'être influencé que par le folklore celtique. Louisa sait, comme Bel Canto (en y réfléchissant la référence la plus pertinente) ou le généticien, que la richesse d'un corps se trouve dans le métissage. Dès lors, avec ses atouts là, Louisa peut convoquer un orchestre à cordes entier (The Window), être en proie aux tourments (Which of these world) ou revenir au plus simple dénuement (The Green Pentacle), sa présence reste lumineuse. "La magic box.net



LOUISA JOHN-KROL & OOPHOI I hear the water dreaming

prik092 - Digipack - Tirage limité 1000 ex.

Style: Ambient - zen - mystique
References: Loreena Mac Kennit, Enya,
Sheila Chandra
2005 - 7 Titres -


Oophoï est réputé pour sa musique ambient intimiste. Louisa y apporte une dimension mélodique féérIque. A l’image d’un des titres de son dernier album ‘Alabaster’ : ‘Approaching the island of Sirens’, la rencontre de ces deux artistes est à la fois onirique, éthérée et mystérieuse. La voix de Louisa fait penser à la beauté des compositions de Sheila Chandra (sans le côté indien). Flûte de bambou, bols chantants, cristaux, ambiances d’insectes, d’oiseaux, mandoline et ocarina nous transportent dans un univers aquatique peuplé de sylphides et de rêves amniotiques.

Titres :

1 The narni Owl - 2 Conversations between a wolf and a firefly - 3 the hour of fauns -4 Let the Nightsky envelope us -5 cavern of dreaming shelles - the dream of Cydron - the dream of Kalyh - the dream of narwal - 6 the whispering valley - 7a vassel for Michael


MP3 : The narm Owl

MP3 : The hour of Faun

Commander

Chronique :
Allier la sensibilité d'un compositeur italien à la voix d'une fée australienne, cela donne une émotion authentique. Comme deux faces d'un même miroir, les reflets d'âme ne subissent pas les assauts des secondes. L'ivresse de savourer des instants hors du temps s'affirme au fil des atmosphères développées avec justesse par ces deux êtres en parfaite complicité. Le propos est aérien, l'interprétation est onirique ; tout invite au recueillement. Nombreux sont les albums à l'essence climatique mais peu peuvent se prévaloir d'une aussi parfaite symbiose entre les éléments sonores. Sensitive à tous les points de vue, cette oeuvre se joue de la durée, défie l'instant éphémère, marque notre esprit avec amour. Oöphoi et Louisa sont parvenus à créer un éveil à la nature aquatique respectueux de son intimité. L'heure de la méditation a enfin sonné, les âmes ont désormais la faculté de pulvériser les soucis. Un album qui porte bien son nom car chacun d'entre nous peut entendre l'eau rêver, celle qui compose notre corps ou celle qui s'épanouit dans nos souvenirs de foetus. Ces délicieux murmures orchestrés par le talent se doit de trouver écho dans notre coeur en quête d'humanité. Et si l'émotion cessait d'être une denrée rare ! David D'HALLEINE - Felinea.com
 

 

Alabaster  

 

Style: Folk-romantique
References: Loreena Mac Kennit, Enya, kate Bush, Emilia torrini

2003 - 12 Titres -

Voici le quatrieme opus de l'australienne aux influences celtes: "Alabaster". L'album est empli de sonorites douces et volatiles, mandoline, flute, percussions, harpe, piano, clarinette... matinees de nappes electroniques. La voix ensorcelante de Louisa oscille entre 'Loreena McKennit' et 'Lisa Gerrard'. Louisa nous conte des poemes feeriques, l'Illiade d'Homere, l'enfer de Dante....

TITRES: The Throng on the Pier / The Lily and the rose / Waterwood / Stone lake / Me and the machine / Light on the wall / The seventh ingress / paint the wind / How should your true love know? / The search for lost souls- Midnight / Approaching the island of Sirens/ Dancing over Acheron

prik069 - Digipack


MP3 : Me and the machine

MP3 :The Seventh Ingress



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Chronique (le fantastique.net, Khimaira )

Louisa la fee n'a pas fini de nous surprendre. Son quatrieme "A"-lbum, est un nouveau coffre au tresor, plus riche encore qu'Ariel (2001) et Alexandria (1999) des joyaux spirituels et sonores ramenes de ses quetes en Faerie. Plusieurs compositions accueillent des invites tels que Daemonia Nymphe ("The Throng on the Pier"), Francesco Banchini (GoR; "The Lily and the Rose"), Olaf Parusel (sToa, sur la delicieusement cristalline "The Seventh Ingress"), Harry Williamson (Faraway), ou Gianluigi Gasparetti (Oophoi, "Approaching the Island of Sirens").

On l'aura compris, si le theme declare d'Alabaster est l'union de Persephone et d'Hades, son fil rouge est aussi l'amitie et l'echange, source d'inspiration inepuisable.

A cote de douces ballades reveuses ("The Search for Lost Souls", mettant en musique un poeme de l'Americaine Emily Dickinson; "The Trong on the Pier", base sur des textes de Dante et de Homere; l'emouvant "Waterwood" et ses flutes oiseaux de nuit), Louisa John-Krol, dont la voix de miel enchante plus que jamais, experimente toujours, notamment avec des plages pop-rock ("Stone Lake", sublime tableau des paysages australiens; "Paint the Wind", dedie a la peintre Karan Wicks et surtout "Me and the Machine" qui, malgre la mandoline, rappelle Žtrangement Garbage !) où la production lechee de Brett Taylor, qui co-signe d'ailleurs les morceaux et tient notamment les guitares, fait merveille. Ce n'est neanmoins qu'a la toute fin de l'album que se devoile la plus grosse surprise de l'album, avec la plage semi-cachee du technoide "Dancing over Acheron", truffee d'electronique dans les instrumentations et les voix.

Oeuvre intemporelle et d'une elegance rare, Alabaster procure un plaisir et un ravissement grandissants à chaque ecoute. Il constitue peut-etre le meilleur album de la belle qu'on hate de voir et d'entendre sur scene des la rentree...

Frederic Cotton - Mai 2003


Ariel Digipack

prik049 - Digipack

Style: Folk-romantique
References: Loreena Mac Kennit
juin 2001 - 12 Titres - 45'

La fee australienne est de retour avec son 3eme album. Louisa a passe son enfance dans le bush ou il plane des energies tres fortes. Elle decouvre Dead Can Dance apres avoir partage sa maison avec la soeur de Brendan Perry. Toute cette magie se retrouve dans Ariel agrementee de mandoline, synthe, violon et diverses percussions. La voix de Louisa vous rendra amoureux(se).

TITRES: Blackbird / Red Balloon / Numb the wren year / Nobelius' garden / Beads of rain / The seagiant / Ariel / Alice in the garden of life flowers / Tale of a thorn / Salamander / Anemone falling / Sentinel


MP3 : Blackbird

MP3 : Numb the Wren Tear

Commander CD
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Alexandria CD

Style: Folk-romantique
References: Loreena Mac Kennit
juin 2000 - 12 Titres -60'

Alexandria is a realm of dragons and centaurs. Invisible cities of Calvino and Cavafy come to life, with Louisa's own Madame Alchemier and Valley of Seven Keys. Other inspirations are Milton's "Lycidas", Dante's Limbo (Canto IV) where pagan souls dwell, 15th century music of Baixa dansa Barcelona, and novelists Ramon Perez de Ayala, Dostoyevsky, Max Frisch and Shiga Naoya. Engineered/co-produced by Harry Williamson.


TITRES : Alexandria,Contradiction is the Dragon, Hide in your Shadow, Fortress, Talim Ridge, Belarmino's Dictionary, Paper Door, Ariel's Flight, The Valley of Seven Keys, Madame Alchemier, Canto IV, The Last Centaur
.


MP3 : Alexandria

MP3 : Hide In Your Shadow

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Argo CD

Style: Folk-romantique
References: Loreena Mac Kennit
juin 2000 - 12 Titres -55'

Argo refers to the legendary ship of the Argonauts. In our age of prescribed mysteries, journeying out of bureaucratised realms is an adventure, whether or not we return with the Golden Fleece. The album celebrates Renaissance alchemist Ficino, Sufis Idries Shah and Ibn Arabi, Sumerian goddess Inanna, authors Dunsany, Blake, Kipling, Walter de la Mare and Holderlin, Celtic faerietales and Greek mythology. Engineered/co-produced by Harry Williamson.

TITRES : Dunsany's Hope, Hyperion, Argo, I'm Not Walking, Little Wanderer, Inanna, Out of The Equipage, Inside the Bubble, House of Legend, Duncan the Fiddler, Oak, Ash and Thorn, The Healer's Names

 


MP3 : Argo

MP3 : Inanna

Commander

DISCOGRAPHIE

1996 : Argo
2000: Alexandria
2002 : Ariel (prikosnovenie)
2003 : Alabaster (prikosnovenie)

COMPILATIONS :
2004 : "Fairy World" Vol 1 - Prikosnovenie, France
2002 : Love sessions (collaboration)
2002 : "L'Odyssee" - Prikosnovenie, France
"Belladonne: a sampler of fairy voices", Prikosnovenie, France

 



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INTERVIEW: (par Nikö d'Obskure.com)

-ObsküR[e] :“Alabaster” prend ses racines de façon ostensible dans des sentiments positifs, tels que les rencontres et l’amitié. Pourtant on ressent une sorte de tristesse en filigrane tout au long de l’album. Pensez-vous que l’ambivalence sentimentale des êtres humains nous conduit à ne pas profiter tout simplement de ces sentiments positifs, et que cela vous a poussé à créer cette atmosphère ?
-Comment pourrions nous délimiter les fondations ou les atmosphères ? L’ambivalence est dans chaque veine de marbre, dans chaque rire ou chagrin et hante chaque ondulation de la magie mais donne dans le même temps cette clarté, cette beauté que l’on peut retrouver dans la peinture, dans les contrastes. Une de mes chansons, «Contradiction is the Dragon” est basée sur un proverbe arabe qui dit que lorsque nous faisons face à une contradiction, nous regardons en fait la réalité. Ce pourrait être une façon d’interpréter Alabaster.

-Faites-vous confiance à l’être humain pour se préserver et préserver sa planète ?
-Je suis plutôt sereine. Je présume que l’instinct de préservation de l’être humain sera le plus fort, qu’il se manifeste au travers d’une révolution politique ou d’une évolution spirituelle, qui sait ?

-Loin d’être monotone, « Alabaster » nous emporte en de nombreux lieux dont vous avez tracé les contours, tout en restant très homogène. Avez-vous conscience de construire un véritable univers, chaud, brillant et parfois triste, tout comme la vie, mais dans une sorte d’univers parallèle ?
-Peut-être. J’ai des rêves forts qui m’ont laissé l’impression d’avoir parcouru une vie parallèle. Ils mettent parfois en scène des personnes de mon entourage, mais dans des situations ou positions différentes, tout en gardant des liens qui nous unissent, ce qui me fait ressentir un univers connexe, consistant et convaincant. Dans ce monde, je peux voler ou nager. Les sirènes ont chanté au travers des voix de mes sœurs. J’ai dansé sur un échiquier sous les étoiles. Dans un de ces rêves, un ami m’a appelé, ses pas résonnant sur un sol en marbre. L’alabaster est un sorte de marbre et le titre de cet album fait référence à la « chambre d’alabaster », une poésie d’Emily Dickinson. La chanson « Light on the Wall » met le doigt sur ces vies parallèles.

-J’ai le sentiment que bien que le mythologie vous serve de référence dans de nombreux textes, chaque chanson dévoile une partie de vous, une sorte d’introspection. Jusqu’à quel point descend-elle ?
-Aussi profondément que chacun souhaite creuser, mais peut-être bien plus profondément que je n’ose le voir

.-« Alabaster » réconcilie les orchestrations classiques et les sonorités modernes ((«Me and the Machine », « Light on the Wall » et bien sûr « Dancing over Acheron » !). Etait-ce un désir d’expérimentationde votre part ou quelque chose apporté par vos collaborateurs ?
-C’est la rebelle enfouie au fond de moi qui me pousse à bousculer les genres. Mais “Dancing over Acheron” est spécifiquement porteuse des influences de mon mari et du producteur Brett Taylor.

-La féerie a une nouvelle fois donné vie à cet album. Pensez-vous que les fées puissent évoluer avec le monde présent ? Ou pensez-vous que ces contes doivent rester dans la mémoire collective comme un garde-fou, pour conserver une vision sereine du monde, portant depuis des temps anciens la sagesse ?
-Les fées évoluent sans doute avec nous, non seulement en tant que fées mais aussi en compagnons malfaisants de nos activités urbaines. Et oui, je pense que les légendes littéraires et orales des Anciens nous parlent toujours

.-Vous avez une relation très proche avec la nature. N’est-il pas difficile de partir en tournée, toujours urbaine ? Réussissez-vous à trouver l’inspiration loin de vos terres ?
-Il est difficile de tourner en Australie, car nous sommes peu nombreux et dispersés sur un continent insulaire immense. Je trouve l’inspiration dans nos rivières, l’océan, les déserts, la culture aborigène, les îles pacifiques et également dans la culture de nos proches voisins asiatiques. Mais l’Europe est très intéressante avec sa mythologie païenne et le revival actuel néo-classique/néo-médieval, comme au travers de la musique de mes amis de Daemonia Nymphe ou Gor.

-Le packaging d’ »Alabaster » est magnifique ! Accordez-vous une confiance totale à Sabine ? Dessine-t-elle sur votre musique ou sans référence par rapport à l’album ?
-Tout à fait ! J’ai une confiance totale en Sabine. Ses œuvres sont une des raisons pour lesquelles j’ai signé chez Prikosnovenie, lorsque Frederic Chaplain m’a présenté le label. Selon moi, possède une maîtrise de couleur propre à créer l'émotion et l'intrigue, tout en montrant un sens de l'humour mutin, qui la place en marge des images généralement sombres associées à notre scène. Il y a bien sûr une relation entre la musique et le design, mais nous respectons chacun l’indépendance de l’autre. En dînant chez Sabine, j’ai découvert une personne aussi charmante et énigmatique que son art!

-Si vous deviez réaliser un clip vidéo, quelle serait votre optique ? Et pour quelle chanson ?
-Pour «Alabaster », je choisirai sans doute le premier titre « The Throng on the Pier » - un aéroport en feu, des gens qui courent, l’Enfer selon Dante, une scène de la bataille de Troie, une foule d’âme perdues sur un quai et un batelier qui ne peut pas toutes les emporter, et quatre trains fantômes venant d’Hades. Ou peut-être une petite animation effrontée sur “Me and the Machine”!

-Votre processus de création est-il dirigé par des idées spontanées, une lecture, un image ou un son, ou bien est-ce une maturation plus longue, une construction de réflexions.
-Ca dépend beaucoup du titre. Certaines de mes paroles sont tirées de poèmes que je mets en musique. J’en écrit d’autres avec mon mari, ou seule.

-Prévoyez-vous d’expliquer un jour, sur votre site web par exemple, votre propre interprétation et vision du monde féerique ? Ou bien pensez-vous que chaque chanson soit suffisante pour que l’auditeur développe ses propres rêves ?
-L’auditeur est bien entendu invité à rêver. Toutefois, je suis consciente du fait que les fées ont été beaucoup trop galvaudées depuis l’époque Victorienne. Un essai que j’ai écrit est disponible sur mon site : “The Fate of Faerietales ». Il sera publié en français dans le magazine belge Khimaira. Pour résumer, j’y fait le lien entre le mot « Faerie » (l’univers de fées) et la racine latine « Fatae » (Fates, ou destin). J’y explique ainsi que les contes de fées ne sont pas seulement de jolies histoires de souhaits exaucés, mais plutôt l’intervention du surnaturel sur le destin. On a ainsi trop souvent assimilé les fées aux anges, alors qu’elles sont foncièrement amorales (ndlr : plongez-vous dans les écrits et illustrations de l’excellent Brian Froud pour en être convaincu !). J’explore les changements qu’elles ont subi au cours des siècles (par exemple les ailes, qui ont été rajoutées sous le reigne d’Elizabeth au XVIème siècle) et montre leur rôle, demeurant depuis l’antiquité dans la conscience populaire. Tout est sur www.louisajohnkrol.com-

Comme pour votre précédent album, vous avez collaboré avec Francesco Banchini (G.O.R/Ataraxia) et allez tourner avec lui en Europe. Fait-il désormais partie intégrante de votre univers musical ?
- Oh oui ! Nous nous sommes rencontrés en France, pour l’enregistrement de l’album “Love Sessions”. Fransesco joue de plusieurs instruments sur Alabaster. Nous tournerons ensemble de Septembre à mi-Novembre. Nous enregistrerons également un nouvel album ensemble à Clisson.

-A l’écoute d’Alabaster, on est tenté de croire que vous avez envie d’explorer encore plus la mise en relation entre l’univers éthéré des fées et la musique électronique. J’imagine qu’il est encore trop tôt, mais doit on s’attendre à une suite proche ?
-Faire le contraire pourrait être très amusant ! J’ai très récemment enregistré avec Harry Williamson, sans aucun élément électronique. Mes concerts avec Francesco seront purement acoustiques, emplis du mysticisme italien, proche du titre « The Last Centaur ». De ce côté-ci, en Australie, nous avons quelques idées pour experimenter encore plus loin dans l’électronique. Juste pour prolonger la contradiction !

Les producteurs Australiens de Louisa :
Harry Williamson:
www.springstudio.com.au
or www.farawaymusic.com
Brett Taylor:
www.pilgrimarts.com