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LYRA
Digipack



Prik088

 

Ref :
Genre : Ethnic female voice on subtle electronica...


ANASSANE was discovered on Fairy world sampler as well as Irfan. This precious album is really original. Cecile Rabhi blends her delicate voice (african influences) with any percussions (congas, derbouka, bambu, djembe) and electronic effects produced by Fred Chaplain alias LYS.T he mix is subtle and astonishing, a kind of African Björk oscillating between beautiful melodies and electro-ethnic rythms. From ethno drum&bass to minimalist melancholic songs, Anassane is like a night in Africa: between Beauty and Mystery.

TRACKS: Lyra/Massilo:Alias/Sinda/Kaleido/Chemin de sable/anonyme/sweet line/Atmos


MP3 :Chemin de sable

MP3 :Kaleido


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Review:
"This charming album, the brainchild of French-Mauritian singer/songwriter/percussionist Cécile Rabhi, has much of the same magic of Nigerian writer Ben Okri's work, and would serve as a perfect soundtrack. Rabhi's music, built of complex polyrhythms of her congas, shakers, and chimes, mixed with keyboard samples by Lys‚ Frederic Chaplain and guitar by session players evoke an African otherland, full of simmering spirits. Rabhi has a beautiful, light voice; she sings in French and what I assume is mouth-music. Layers of her voice lull you with their simple melodies that change from sunny and joyful to mystical and mysterious within the same song. The music is energetic, but it has a hypnotic, languid atmosphere that keeps it from becoming a dance album.
So, sit and drink some palm wine, and watch the spirits dance and orishas rise while listening to this luminous album." Heaten Harvest

 

DISCOGRAPHIE :
2004 : LYRA ( prikosnovenie)


INTERVIEW (in french) :

Quel est ton parcours musical....
D’un père mauritanien et d’une mère bretonne, j’ai commencé à jouer desPercussions à l’âge de 5 ans. J’ai passé mon enfance dans une ferme isolée dans le sud de la France au milieu de la nature et des animaux. Sans que cela soit un choix de mes parents j’improvisais spontanément par réel goût pour les tambours. Plus tard je n’envisageais pas de me lancer dans la musique d’une façon professionnelle car j’avais d’autres activités. Puis un jour par désir de changements, j’ai décidé de monter à Paris pour m’inscrire dans une école de jazz (le CIM) en classe de batterie où je suis restée 3 ans. Parallèlement j’ai suivi des cours de percussions haïtiennes (sur congas). J’ai donc acquis des bases, rencontré d’autres musiciens, le premier groupe
où j’étais à la batterie était un trio de jazz, et on jouait des standards dans les restaurants. De retour dans le sud j’ai été employée comme percussionniste par un danseur
Ivoirien pour accompagner ses cours, quelques spectacles et donner des coursde percussions. C’était mon premier emploi stable dans le domaine artistique. J’ai commencé à suivre des stages de percussions traditionnelles Africaines (d’Afrique de l’Ouest) pour développer ma technique au djembé et aux tambours basses, apprendre les polyrythmies etc..
J’ai aussi fait un séjour en Côte d’Ivoire pour un stage de dansetraditionnelle.
J’ai eu par exemple l’occasion, entre autres, de rencontrer et de suivre les cours d’un des chef-tambour de l’ensemble national des percussions de Guinée de passage en France qui nous a fait découvrir le ‘krin’, instrument en bois très sonore qui se joue avec des baguettes et qui sert à passer des messages dans les forêts de Guinée (j’en joue dans le morceau ‘Alias’).
Dans ma région je jouais dans divers groupes de styles différents (africain, funk, reggae, musique occitane) qui se produisaient localement. Puis j’ai participé à l’enregistrement d’un CD de musique métissée à Montpellier avec 5 autres musiciens produit par un label parisien mais le groupe n’a pas survécu aux problèmes humains comme cela arrive assez souvent.
Ensuite j’ai été engagée dans la troupe du cirque contemporain ‘Cirque Ici’ créé par Johan Le guillerm pour une tournée en Europe en caravane et un séjour au Japon. Spectacle composé de l’artiste de cirque entouré de 4 musiciens. Cela a été une expérience intense à tout point de vue, j’y ai appris beaucoup de choses sur la créativité, l’expression, la prise de risques, le courage d’être différent et d’être soi-même. La tournée a duré 1 an et demi puis je suis partie vivre à Londres où j’ai gagné ma vie comme percussionniste dans les écoles professionnelles de danse contemporaine pendant 3 ans. J’ai joué avec des musiciens anglais, participé à divers projets.
C’est en Angleterre que j’ai acheté un synthé pour commencer à composer et pris des cours de chant pour pouvoir utiliser ma voix et j’ai enregistré ma première démo de 3 titres dans un studio londonien. L’idée de composer est venue assez naturellement car cela faisait quelques temps que je mettais de côté des idées de mélodies. Après avoir beaucoup joué pour et avec d’autres artistes, j’ai eu envie d’essayer quelque chose de plus personnel, tenter des choses moins conventionnelles comme par exemple créer un langage musical et utiliser peu de mots pour la voix. Je suis partie du principe qu’il y a beaucoup de chansons étrangères que je trouve magnifiques, je ne comprends pas les paroles et ça n’a pas d’importance. Dans Anassane j’ai écrit quelques phrases plus pour suggérer, ou susciter l’imagination, que pour réellement me lancer dans des textes complets, ce qui serait une autre démarche.


Ces origines africaines...
Mon grand père paternel était joueur de luth et ma grand-mère dansait parait-il jusqu‚à la transe. Je ne les ai malheureusement pas connus mais j’ai peu être hérité de leur goût pour la musique et le rythme. Mon père est également mélomane mais plus attiré par la musique classique occidentale. Il est difficile de dire comment ses propres origines peuvent influencer le choix d’une personne. J’ai toujours été sensible au rythme et je suis allée naturellement vers la musique d’Afrique de l’Ouest (musique mandingue) en particulier car cela correspondait vraiment à mes goûts. Ca se ressent certainement dans ma musique, en fait c’est plutôt ceux qui l’écoutent qui peuvent le dire.
J’aurais pu m’intéresser plus à la musique indienne qui est aussi rythmiquement très riche mais ça n’est pas ce que je préfère. J’écoute des artistes de tous styles, qui doivent certainement m’influencer aussi, comme le pakistanais N.F.Ali Khan, Salif Keîta, Ali Farka touré, Abdullah Ibrahim, Miles Davis, Prince, Gainsbourg, Björk, Radiohead et pleins d‚autres. Toutes les formes de musique m’intéressent sauf celles qui sont systématiquement violentes et morbides.


Rare sont les femmes qui conduisent seule leur projet musical, que cela t'inspire t'il?
la question d’être une femme dans la musique ne m’a jamais posée de problèmes particuliers personnellement. J’ai surtout travaillé avec des hommes dans le milieu artistique, et sur le terrain si je peux dire, on se préoccupe surtout de ce que vous êtes capable de faire et d’apporter, peu importe que l’on soit homme ou femme. Je dirais que c’est secondaire.
Je sais que beaucoup de femmes n’osent pas et c’est dommage. Tant mieux si je peux être un exemple de plus qui montre que les femmes peuvent faire des choses dans des domaines où il y a une majorité d’hommes. Sans être une militante féministe, je suis pour l’émancipation des femmes, qu’elles s’expriment plus et qu’elles prennent plus de responsabilité, plus de risques en général.
Pour le projet d’Anassane j’ai donc décidé d’assumer la composition et l’interprétation d’un album, dont la production et la finalisation sont assurées par Frédéric Chaplain (LYS).Pour moi le challenge est dans le fait que c’est la première fois que je prends en charge un tel projet et que c’est beaucoup de choses à gérer en même temps et encore beaucoup à apprendre.
Mais... qui ne tente rien n’a rien !